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 Cours en miracles

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mamichaël
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MessageSujet: Cours en miracles   Sam 11 Sep - 4:58


INTRODUCTION
Ceci est un cours en miracles. C'est un cours obligatoire. Seul le moment où tu le suis relève de ta volonté. Une volonté libre ne signifie pas que tu peux établir le curriculum. Cela signifie seulement que tu peux choisir ce que tu veux suivre à un moment donné. Le cours ne vise pas à enseigner la signification de l'amour, car cela est au-delà de ce qui peut s'enseigner. Toutefois, il vise à enlever les blocages qui empêchent de prendre conscience de la présence de l'amour, qui est ton héritage naturel. L'opposé de l'amour est la peur, mais ce qui embrasse tout ne peut avoir d'opposé.
Ce cours peut donc se résumer très simplement de cette façon :
Rien de réel ne peut être menacé. Rien d'irréel n'existe. En cela réside la paix de Dieu.


Chapitre 1 LA SIGNIFICATION DES MIRACLES


I. Principes des miracles


1. Il n'y a pas d'ordre de difficulté dans les miracles. Aucun n'est «plus dur» ni «plus gros» qu'un autre. Ils sont tous les mêmes. Toutes les expressions d'amour sont maximales.

2. Les miracles comme tels n'ont pas d'importance. La seule chose qui importe, c'est leur Source, qui est bien au-delà de toute évaluation.

3. Les miracles, en tant qu'expressions d'amour, se produisent naturellement. Le vrai miracle est l'amour qui les inspire. En ce sens tout ce qui vient de l'amour est un miracle.

4. Tous les miracles signifient la vie, et Dieu est le Donneur de vie. Sa Voix te dirigera très concrètement. Elle te dira tout ce que tu as besoin de savoir.

5. Les miracles sont des habitudes et devraient être involontaires. Ils ne devraient pas être sous un contrôle conscient. Des miracles choisis consciemment peuvent être mal dirigés.

6. Les miracles sont naturels. C'est lorsqu'ils ne se produisent pas que quelque chose ne va pas.

7. Chacun a droit aux miracles, mais une purification est d'abord nécessaire.

8. Les miracles sont guérisseurs parce qu'ils suppléent un manque; ils sont accomplis par ceux qui temporairement ont plus pour ceux qui temporairement ont moins.

9. Les miracles sont une sorte d'échange. Comme toutes les expressions d'amour, qui sont toujours miraculeuses dans le vrai sens, l'échange renverse les lois physiques. Ils apportent plus d'amour à la fois au donneur et au receveur.

10. Utiliser les miracles comme des spectacles pour induire la croyance, c'est mal comprendre leur but.

11. La prière est le véhicule des miracles. C'est un moyen de communication du créé avec le Créateur.
C'est par la prière que l'amour est reçu, et c'est par les miracles que l'amour est exprimé.

12. Les miracles sont des pensées. Les pensées peuvent représenter le niveau inférieur ou corporel de l'expérience, ou le niveau supérieur ou spirituel de l'expérience. L'un fait le physique et l'autre crée le spirituel.

13. Les miracles sont à la fois des commencements et des fins; ainsi ils altèrent l'ordre temporel. Ce sont toujours des affirmations de renaissance, qui semblent revenir en arrière mais en réalité vont en avant. Ils défont le passé dans le présent et ainsi libèrent le futur.

14. Les miracles rendent témoignage de la vérité. Ils sont convaincants parce qu'ils viennent de la conviction. Sans conviction ils dégénèrent en magie, laquelle est sans esprit et donc destructrice; ou plutôt, c'est l'utilisation non créatrice de l'esprit.

15. Chaque jour devrait être consacré aux miracles. Le but du temps est de te permettre d'apprendre comment utiliser le temps de façon constructive. C'est donc un mécanisme d'enseignement ainsi qu'un moyen de parvenir à une fin. Le temps cessera lorsqu'il ne sera plus d'aucune utilité pour faciliter l'apprentissage.

16. Les miracles sont des mécanismes d'enseignement servant à démontrer qu'il y a autant de bonheur à donner qu'à recevoir. Ils augmentent la force du donneur et fournissent des forces au
receveur simultanément.

17. Les miracles transcendent le corps. Ce sont des passages soudains dans l'invisibilité, loin du niveau corporel. C'est pourquoi ils guérissent.

18. Un miracle est un service. C'est le service maximal que tu puisses rendre à autrui. C'est une façon d'aimer ton prochain comme toi-même. Tu reconnais simultanément ta propre valeur et celle de ton prochain.

19. Les miracles rendent les esprits un en Dieu. Ils dépendent de la coopération parce que la Filialité est la somme de tout ce que Dieu a créé. Par conséquent, les miracles reflètent les lois de
l'éternité et non celles du temps.

20. Les miracles réveillent à nouveau la conscience que le pur-esprit, et non le corps, est l'autel de la vérité. C'est cette re-connaissance qui mène au pouvoir guérisseur du miracle.

21. Les miracles sont des signes naturels de pardon. Par les miracles, tu acceptes le pardon de Dieu en l'étendant à autrui.

22. Les miracles ne sont associés à la peur qu'à cause de la croyance que les ténèbres peuvent cacher. Tu crois que ce que tes yeux physiques ne peuvent pas voir n'existe pas. Cela mène au déni de la vue spirituelle.

23. Les miracles réarrangent la perception et placent tous les niveaux en vraie perspective. Cela guérit parce que la maladie vient de confondre les niveaux.

24. Les miracles te permettent de guérir les malades et de ressusciter les morts parce que tu as toi-même fait la maladie et la mort et tu peux donc les abolir toutes les deux. Tu es un miracle, capable de créer à l'image de ton Créateur. Tout le reste est ton propre cauchemar et n'existe pas. Seules les créations de lumière sont réelles.

25. Les miracles font partie d'un enchaînement de pardon qui, une fois complété, est l'Expiation. L'Expiation opère tout le temps et dans toutes les dimensions du temps.

26. Les miracles représentent la délivrance de la peur. « Expier » signifie « défaire ». Le défaire de la peur est une part essentielle de la valeur d'Expiation des miracles.

27. Un miracle est une bénédiction universelle de Dieu par moi à tous mes frères. C'est le privilège des pardonnés de pardonner.

28. Les miracles sont un moyen de gagner la délivrance de la peur. La révélation induit un état dans lequel la peur a déjà été abolie. Ainsi les miracles sont un moyen et la révélation est une fin.

29. Les miracles louent Dieu par toi. Ils Le louent en honorant Ses créations et en affirmant leur perfection. Ils guérissent parce qu'ils nient l'identification au corps et affirment l'identification
au pur-esprit.

30. En reconnaissant le pur-esprit, les miracles ajustent les niveaux de perception et les montrent dans leur juste alignement. Cela place le pur-esprit au centre, où il peut communiquer directement.

31. Les miracles devraient inspirer de la gratitude et non de la révérence. Tu devrais remercier Dieu de ce que tu es réellement. Les enfants de Dieu sont saints et le miracle honore leur sainteté, qui peut être cachée mais jamais perdue.

32. J'inspire tous les miracles, qui en fait sont des intercessions. Ils intercèdent pour ta sainteté et rendent saintes tes perceptions. En te plaçant au-delà des lois physiques, ils t'élèvent dans la sphère de l'ordre céleste. Dans cet ordre tu es parfait.

33. Les miracles t'honorent parce que tu es digne d'amour. Ils dissipent les illusions à ton sujet et perçoivent la lumière en toi. Ainsi ils expient tes erreurs en te libérant de tes cauchemars.
En délivrant ton esprit de l'emprisonnement de tes illusions, ils rétablissent ta santé d'esprit.

34. Les miracles ramènent l'esprit à sa plénitude. En expiant le manque, ils établissent une protection parfaite. La force du pur- esprit ne laisse place à aucune intrusion.

35. Les miracles sont des expressions d'amour, mais il se peut qu'ils n'aient pas toujours d'effets observables.

36. Les miracles sont des exemples de justesse de pensée, qui alignent tes perceptions sur la vérité telle que Dieu l'a créée.

37. Le miracle est une correction introduite par moi dans la pensée fausse. Il agit comme un catalyseur, morcelant la perception erronée et la réorganisant correctement. Cela te place sous le principe de l'Expiation, où la perception est guérie. Jusqu'à ce que cela se produise, la connaissance de l'Ordre divin est impossible.

38. Le Saint-Esprit est le mécanisme des miracles. Il reconnaît à la fois les créations de Dieu et tes illusions. Il sépare le vrai du faux par Son aptitude à percevoir totalement plutôt que sélectivement.

39. Le miracle dissout l'erreur parce que le Saint-Esprit identifie l'erreur comme fausse ou irréelle. Cela revient à dire qu'en percevant la lumière, les ténèbres disparaissent automatiquement.

40. Le miracle reconnaît chacun comme ton frère et le mien. C'est une façon de percevoir la marque universelle de Dieu.

41. L'entièreté est le contenu perceptuel des miracles. Ainsi ils corrigent, ou expient, la perception erronée du manque.

42. Une contribution majeure des miracles est qu'ils ont la force de te libérer de ton faux sentiment d'isolement, de privation et de manque.

43. Les miracles viennent d'un état d'esprit miraculeux, ou un état dans lequel l'esprit est prêt pour les miracles.

44. Le miracle est l'expression d'une conscience intérieure du Christ et l'acceptation de Son Expiation.

45. Un miracle n'est jamais perdu. Il peut toucher de nombreuses personnes que tu n'as même pas rencontrées et produire des changements insoupçonnés dans des situations dont tu n'es même pas conscient.

46. Le Saint-Esprit est le plus haut moyen de communication. Les miracles n'impliquent pas ce type de communication, parce que ce sont des mécanismes temporaires de communication. Quand tu retournes à ta forme originelle de communication avec Dieu par révélation directe, il n'est plus besoin de miracles.

47. Le miracle est un mécanisme d'apprentissage qui amoindrit le besoin de temps. Il établit un intervalle de temps hors du temps, non soumis aux lois habituelles du temps. En ce sens il est intemporel.

48. Le miracle est le seul mécanisme dont tu disposes immédiatement pour contrôler le temps. Seule la révélation le transcende, n'ayant absolument rien à voir avec le temps. ????!!!!

49. Le miracle ne fait pas de distinction de degré parmi les mal- perceptions. C'est un mécanisme de correction de la perception, efficace tout à fait à part à la fois du degré et de la direction de
l'erreur. Cela est sa véritable non-discrimination.

50. Le miracle compare ce que tu as fait avec la création, accepte pour vrai ce qui est en accord avec elle et rejette comme faux ce qui ne l'est pas.
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MessageSujet: Re: Cours en miracles   Jeu 28 Oct - 1:06

II Révélation, temps et miracles

La révélation induit une suspension complète mais temporaire du doute et de la peur. Elle reflète la forme originelle de communication entre Dieu et Ses créations, qui implique le sentiment de création extrêmement personnel parfois recherché dans les relations physiques. L'intimité physique ne peut l'atteindre, toutefois, les miracles sont authentiquement interpersonnels, et il en résulte une véritable intimité avec autrui. La révélation t'unit directement à Dieu. Les miracles t'unissent directement à ton frère. Ni l'un ni l'autre n'émane de la conscience mais c'est là que l'expérience des deux est faite. La conscience est l'état qui induit l'action, bien qu'elle ne l'inspire pas. Tu es libre de croire ce que tu choisis de croire, et ce que tu fais témoigne de ce que tu crois.

La révélation est intensément personnelle et ne saurait être traduite de façon signifiante. C'est pourquoi toute tentative pour la décrire en mots est impossible. La révélation n'induit que l'expérience.
Les miracles, par contre, induisent l'action. Ils sont plus utiles maintenant à cause de leur nature interpersonnelle.

Dans cette phase d'apprentissage, il est important de faire des miracles parce que la délivrance de la peur ne peut pas t'être imposée. La révélation est littéralement ineffable parce que c'est
l'expérience d'un amour ineffable.

La révérence devrait être réservée pour la révélation, à quoi elle s'applique parfaitement et correctement. Elle ne convient pas aux miracles parce que l'état de révérence est adoratif, ce qui suppose qu'un être d'un ordre inférieur se tient devant son Créateur.

Tu es une création parfaite et tu ne devrais faire l'expérience de la révérence qu'en la Présence du Créateur de la perfection. Le miracle est donc un signe d'amour entre égaux. Des égaux ne
devraient pas ressentir de la révérence les uns pour les autres parce que la révérence suppose l'inégalité. Par conséquent, c'est une réaction inappropriée envers moi.
Un frère aîné a droit au respect pour sa plus grande expérience et à l'obéissance pour sa plus grande sagesse. Il a aussi droit à l'amour parce que c'est un frère et au dévouement, s'il est dévoué. C'est seulement mon dévouement qui me donne droit au tien. Il n'y a rien en moi que tu ne puisses atteindre.
Je n'ai rien qui ne vienne de Dieu. La différence entre nous maintenant, c'est que je n'ai rien d'autre.
Cela me laisse dans un état qui n'est en toi que potentiel.
«Nul ne vient au Père que par moi» ne signifie pas que je sois en aucune façon séparé ou différent de toi, excepté dans le temps, et le temps n'existe pas réellement. Cet énoncé est plus significatif si on l'applique à un axe vertical plutôt qu'horizontal.
Tu te tiens au-dessous de moi et je me tiens au-dessous de Dieu.
Dans le processus « d'ascension », je suis plus haut parce que sans moi la distance entre Dieu et l'homme serait trop grande pour que tu puisses l'embrasser. Je comble la distance comme ton frère aîné d'une part, et de l'autre comme un Fils de Dieu. Mon dévouement pour mes frères m'a mis en charge de la Filialité, que je rends complète parce que je la partage. Cela peut paraître contredire l'énoncé : «Moi et le Père Nous sommes un», mais il y a deux parties à cet énoncé en re-connaissance du fait que le Père est plus grand.

Les révélations sont indirectement inspirées par moi parce que je suis proche du Saint-Esprit tout en étant attentif au moment où mes frères sont prêts pour la révélation. Je peux ainsi leur apporter d'en haut plus qu'ils ne peuvent attirer vers eux-mêmes d'en haut. Le Saint-Esprit est le Médiateur de la communication supérieure à inférieure, gardant ouvert pour la révélation le canal direct de Dieu à toi. La révélation n'est pas réciproque. Elle va de Dieu à toi, mais point de toi à Dieu.

Le miracle minimise le besoin de temps. Sur le plan longitudinal ou horizontal, la reconnaissance de l'égalité de tous les membres de la Filialité semble comporter un temps presque interminable. Toutefois, le miracle entraîne un passage soudain de la perception horizontale à la verticale. Cela introduit un intervalle d'où le donneur et le receveur émergent tous deux plus loin dans le temps qu'il n'en aurait été autrement. Le miracle a ainsi la propriété unique d'abolir le temps dans la mesure où il rend non nécessaire l'intervalle de temps qu'il couvre. Il n'y a aucune relation entre le temps que prend un miracle et le temps qu'il couvre. Le miracle se substitue à un apprentissage qui aurait pu prendre des milliers d'années. Il le fait par la re-connaissance sous-jacente de la parfaite égalité du donneur et du receveur, sur laquelle le miracle repose. Le miracle raccourcit le temps en le comprimant, éliminant ainsi certains intervalles à l'intérieur. Il le fait, toutefois, à l'intérieur du plus vaste déroulement temporel.



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« Toute vérité franchit trois étapes. D'abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle rencontre une vive opposition avant d’être acceptée comme une évidence. » Arthur Schopenhauer

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MessageSujet: Re: Cours en miracles   Jeu 28 Oct - 1:15

III. Expiation et miracles

Je suis en charge du processus d'Expiation, que j'ai entrepris de commencer. Lorsque tu offres un miracle à l'un de mes frères, c'est à toi-même et à moi que tu le fais.
La raison pour laquelle tu viens avant moi, c'est que je n'ai pas besoin de miracles pour ma propre Expiation, mais je me tiens à la fin au cas où tu échouerais temporairement. Mon rôle dans l'Expiation est d'annuler toutes les erreurs que tu ne pourrais corriger autrement. Quand tu auras été ramené à la re-connaissance de ton état originel, tu feras toi-même naturellement partie de l'Expiation. Comme tu partages mon indésir d'accepter l'erreur en toi-même et en autrui, tu dois te joindre à la grande croisade pour la corriger : écoute ma voix, apprends à défaire l'erreur et agis de manière à la corriger.

Le pouvoir de faire des miracles t'appartient. Je te fournirai les occasions de les faire, mais tu dois être prêt et désireux. Les faire te convaincra de ton aptitude, parce que la conviction vient par l'accomplissement. L'aptitude est le potentiel, l'accomplissement est son expression, et l'Expiation, qui est la profession naturelle des enfants de Dieu, est le but.
« Le ciel et la terre passeront » signifie qu'ils ne continueront pas d'exister comme états séparés. Ma parole, qui est la résurrection et la vie, ne passera point parce que la vie est éternelle.
Tu es l'œuvre de Dieu, et Son œuvre est entièrement digne d'amour et entièrement aimante. C'est ce qu'un homme doit penser de lui-même en son cœur, parce que c'est ce qu'il est.

Les pardonnés sont l'instrument de l'Expiation. Étant remplis du pur-esprit, ils pardonnent en retour. Ceux qui sont délivrés doivent se joindre pour délivrer leurs frères, car tel est le plan de
l'Expiation. Les miracles sont la manière dont les esprits qui servent le Saint-Esprit s'unissent à moi pour le salut ou la délivrance de toutes les créations de Dieu.

Je suis le seul qui peut faire des miracles sans discrimination, parce que je suis l'Expiation. Tu as un rôle dans l'Expiation que je te dicterai. Demande-moi quels miracles tu devrais accomplir.
Cela t'épargne un effort inutile parce que tu agiras sous communication directe. La nature impersonnelle du miracle est un ingrédient essentiel, parce qu'elle me permet d'en diriger l'application; et les miracles, guidés par moi, conduisent à l'expérience hautement personnelle de la révélation. Un guide ne contrôle pas mais il dirige, te laissant libre de le suivre.
«Ne nous induis pas en tentation» signifie : «Reconnais tes erreurs et choisis de les abandonner en te laissant guider par moi. »
L'erreur ne peut pas réellement menacer la vérité, qui sait toujours y résister. De fait, seule l'erreur est vulnérable.
Tu es libre d'établir ton royaume où bon te semble, mais le choix juste est inévitable si tu te souviens de ceci :
Le pur-esprit est à jamais en état de grâce. Ta réalité n'est que pur-esprit. Donc tu es à jamais en état de grâce.
L'Expiation défait toutes les erreurs à cet égard et c'est ainsi qu'elle arrache la source de la peur. Chaque fois que tu le ressens comme une menace quand Dieu te rassure, c'est toujours parce que tu défends une loyauté mal placée ou mal dirigée. Quand tu projettes cela sur les autres, tu les emprisonnes, mais seulement dans la mesure où tu renforces des erreurs qu'ils ont déjà faites.
Cela les rend vulnérables aux distorsions des autres, puisque leur propre perception d'eux-mêmes est distordue. Le faiseur de miracles ne peut que les bénir, ce qui défait leurs distorsions et les libère de prison.
Tu réagis à ce que tu perçois, ainsi tu te conduiras comme tu perçois. La Règle d'Or te demande de faire pour les autres ce que tu voudrais qu'ils fassent pour toi. Cela signifie que la perception des deux doit être exacte. La Règle d'Or est la règle à suivre pour une conduite appropriée. Tu ne peux pas te conduire de manière appropriée si tu ne perçois pas correctement. Puisque toi et ton prochain êtes membres égaux d'une même famille, comme tu perçois les deux, ainsi tu feras pour les deux. P32
C'est à partir de la perception de ta propre sainteté que tu devrais regarder la sainteté des autres.
Les miracles émanent d'un esprit qui est prêt pour eux. Étant uni, cet esprit va vers tous et chacun sans même que le faiseur de miracles en ait lui-même conscience. La nature impersonnelle des miracles est due au fait que l'Expiation elle-même est une, unissant toutes les créations à leur Créateur. Étant l'expression de ce que tu es véritablement, le miracle place l'esprit en état de grâce. Alors l'esprit accueille naturellement l'Hôte du dedans et l'étranger du dehors. Quand tu fais entrer l'étranger, il devient ton frère.
Que le miracle puisse avoir sur tes frères des effets que tu ne reconnais peut-être pas ne te concerne pas. Le miracle te bénira toujours, toi. Les miracles qu'on ne te demande pas d'accomplir
n'ont pas perdu leur valeur. Ce sont toujours des expressions de ton propre état de grâce, mais c'est moi qui devrais contrôler l'aspect actif du miracle parce que j'ai pleine conscience du plan entier. La nature impersonnelle de l'esprit de miracle assure ta grâce, mais je suis seul en position de connaître où ils peuvent être offerts.
Les miracles sont sélectifs seulement en ce sens qu'ils sont dirigés vers ceux qui peuvent les utiliser pour eux-mêmes. Puisque cela rend inévitable qu'ils les étendent à autrui, une solide chaîne d'Expiation est soudée. Toutefois, ce caractère sélectif ne tient pas compte de l'immensité du miracle lui-même, parce que le concept de taille existe sur un plan qui est lui-même irréel. Puisque le miracle vise à rétablir la conscience de la réalité, il ne serait pas utile s'il était soumis aux mêmes lois qui gouvernent l'erreur qu'il vise à corriger.

IV. L'évasion hors des ténèbres

L'évasion hors des ténèbres comporte deux phases :
1ère, reconnaître que les ténèbres ne peuvent cacher. Cette étape entraîne généralement de la peur.
2ème, reconnaître qu'il n'y a rien que tu veuilles cacher même si tu le pouvais. Cette étape apporte l'évasion hors de la peur. Quand tu seras devenu désireux de ne rien cacher, non seulement désireras-tu entrer en communion mais tu comprendras aussi la paix et la joie.

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MessageSujet: Re: Cours en miracles   Jeu 28 Oct - 19:50

V. Entièreté et pur-esprit

Le miracle ressemble beaucoup au corps en ceci qu'ils sont tous deux des aides à l'apprentissage servant à faciliter un état dans lequel ils ne sont plus nécessaires. Lorsqu'est atteint l'état originel de communication directe du pur-esprit, ni le corps ni le miracle ne servent plus aucun but. Tant que tu crois que tu es dans un corps, toutefois, tu peux choisir entre des canaux d'expression qui sont soit sans amour, soit miraculeux. Tu peux faire une coquille vide, mais tu ne peux pas ne rien exprimer du tout.
Tu peux attendre, retarder, te paralyser ou réduire ta créativité à presque rien. Mais tu ne peux pas l'abolir. Tu peux détruire ton moyen de communication mais point ton potentiel. Tu ne t'es pas créé toi-même.
Pour qui a l'esprit de miracle, la décision fondamentale est de ne pas attendre plus qu'il n'est nécessaire que le temps vienne.
Le temps peut gaspiller autant qu'être gaspillé. Par conséquent, le faiseur de miracles accepte avec joie le facteur de contrôle du temps. Il reconnaît que toute compression du temps rapproche chacun de l'ultime délivrance du temps, dans laquelle le Fils et le Père ne font qu'un. Égalité ne veut pas dire égalité maintenant.
Quand chacun aura reconnu qu'il a tout, les contributions individuelles à la Filialité ne seront plus nécessaires.
Quand l'Expiation aura été complétée, tous les talents seront partagés par tous les Fils de Dieu. Dieu n'est pas partial. Tous Ses enfants ont Son Amour total, et tous Ses dons sont librement et pareillement donnés à tous. « Si vous ne devenez comme les petits enfants » signifie qu'à moins de reconnaître pleinement ta complète dépendance de Dieu, tu ne peux pas connaître la puissance réelle du Fils dans sa relation véritable avec le Père. La particularité des Fils de Dieu ne découle pas de l'exclusion mais de l'inclusion. Tous mes frères sont particuliers. S'ils se croient privés de quelque chose, leur perception se distord. Quand cela se produit, c'est la famille entière de Dieu, ou la Filialité, dont les relations se détériorent.
À la fin chaque membre de la famille de Dieu doit retourner.
Le miracle l'appelle à retourner parce qu'il le bénit et l'honore même s'il est absent dans le pur-esprit. «On ne se moque pas de Dieu» n'est pas une mise en garde mais un encouragement. On se moquerait de Dieu si l'une de Ses créations manquait de sainteté. La création est entière et la
marque de l'entièreté est la sainteté. Les miracles sont des affirmations de la Filialité, qui est un état de complétude et d'abondance.
Ce qui est vrai est éternel et ne peut changer ni être changé. Le pur-esprit est donc inaltérable parce qu'il est déjà parfait, mais l'esprit peut décider ce qu'il choisit de servir. La seule limite
imposée à son choix est qu'il ne peut servir deux maîtres. S'il choisit de le faire, l'esprit peut devenir le moyen par lequel le pur- esprit crée dans le sens de sa propre création. S'il ne choisit pas librement de le faire, il conserve son potentiel créateur mais se soumet à un contrôle tyrannique plutôt qu'à celui de l'Autorité.
Le résultat est qu'il emprisonne, parce que tels sont les diktats des tyrans. Changer d'esprit signifie le mettre à la disposition de la véritable Autorité.
Le miracle est signe que l'esprit a choisi d'être conduit par moi au service du Christ. L'abondance du Christ est le résultat naturel d'avoir choisi de Le suivre. Toutes les racines superficielles doivent être arrachées parce qu'elles ne sont pas assez profondes pour te soutenir. L'illusion voulant qu'on puisse enfouir plus profondément des racines superficielles, et faire ainsi qu'elles tiennent, est l'une des distorsions sur lesquelles repose l'inverse de la Règle d'Or. À mesure que ces fausses fondations sont abandonnées, l'équilibre est ressenti temporairement comme étant instable. Toutefois, il n'y a rien de moins stable qu'une orientation sens dessus dessous. Et rien de ce qui la maintient sens dessus dessous ne peut contribuer à accroître la stabilité.


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MessageSujet: Re: Cours en miracles   Jeu 28 Oct - 19:51

VI. L'illusion de besoins

Toi qui veux la paix, tu ne peux la trouver que par le pardon complet. Nul n'apprend quoi que ce soit à moins de vouloir l'apprendre et de croire d'une certaine façon qu'il en a besoin. Alors que le manque n'existe pas dans la création de Dieu, il est très apparent dans ce que tu as fait. De fait, c'est la différence essentielle entre les deux. Le manque implique que tu te trouverais mieux dans un état en quelque sorte différent de celui dans lequel tu es.
Jusqu'à la « séparation », qui est la signification de la « chute », rien ne manquait. Il n'y avait pas du tout de besoins. Les besoins ne surgissent que lorsque tu te prives toi-même. Tu agis conformément à l'ordre particulier de besoins que tu établis. Cela, en retour, dépend de ta perception de ce que tu es. P36
Le sentiment d'être séparé de Dieu est le seul manque que tu aies réellement besoin de corriger. Ce sentiment de séparation n'aurait jamais surgi si tu n'avais pas distordu ta perception de la vérité, percevant ainsi un manque en toi. Si l'idée d'un ordre de besoins a surgi, c'est parce que, ayant fait cette erreur fondamentale, tu t'étais déjà fragmenté en niveaux avec des besoins différents. En t'intégrant toi-même, tu deviens un; en conséquence, tes besoins deviennent un. Des besoins unifiés conduisent à une action unifiée, parce que cela produit un manque de conflit.
L'idée d'ordres de besoins, qui suit de l'erreur originelle qu'on puisse être séparé de Dieu, demande correction à son propre niveau avant que l'erreur de même percevoir des niveaux ne puisse être corrigée. Tu ne peux pas te conduire de façon efficace tant que tu fonctionnes à différents niveaux. Toutefois, tant que tu le fais, la correction doit être introduite verticalement, de bas
en haut. Cela parce que tu penses vivre dans l'espace, où des concepts comme le « haut » et le « bas » ont une signification. En fin de compte, l'espace est aussi insignifiant que le temps. Tous
deux ne sont que des croyances.
Le but réel de ce monde est de l'utiliser pour corriger ton incroyance. Tu ne peux jamais contrôler toi-même les effets de la peur, parce que c'est toi qui as fait la peur et tu crois en ce que tu as fait. Dans l'attitude, donc, sinon dans le contenu, tu ressembles à ton Créateur, Qui a une foi parfaite en Ses créations parce qu'Il les a créées. La croyance produit l'acceptation de l'existence. C'est pourquoi tu peux croire ce que personne d'autre ne pense vrai. C'est vrai pour toi parce que c'est toi qui l'as fait.
Tous les aspects de la peur sont faux parce qu'ils n'existent pas au niveau créateur et par conséquent n'existent pas du tout.
Dans la mesure où tu es désireux de soumettre tes croyances à ce test, dans cette mesure tes perceptions sont corrigées. En faisant le tri du faux et du vrai, le miracle procède de cette façon :
L'amour parfait bannit la crainte. Si la peur existe, Alors il n'y a pas d'amour parfait.
Mais :
Seul existe l'amour parfait. S'il y a peur, Elle produit un état qui n'existe pas.
Crois cela et tu seras libre. Dieu seul peut établir cette solution, et cette foi est Son don.


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MessageSujet: Re: Cours en miracles   Jeu 28 Oct - 19:52

VII. Distorsions des impulsions miraculeuses

Tes perceptions distordues produisent une dense couverture sur les impulsions miraculeuses, ce qui fait qu'il est difficile pour elles d'atteindre ta propre conscience. La confusion des impulsions miraculeuses avec les impulsions physiques est une distorsion perceptuelle majeure. Les impulsions physiques sont des impulsions miraculeuses mal dirigées. Tout plaisir réel vient de
faire la Volonté de Dieu. C'est parce que ne pas la faire est un déni de Soi. Du déni de Soi résultent les illusions, tandis que la correction de l'erreur en délivre. Ne va pas te tromper jusqu'à croire que tu peux, avec quoi que ce soit d'extérieur, avoir une relation
paisible avec Dieu ou avec tes frères.
enfant de Dieu, tu fus créé pour créer le bien, le beau et le saint. N'oublie pas cela. Il faudra encore, pendant un court moment, que l'Amour de Dieu s'exprime par un corps à un autre, parce que la vision est encore si faible. Tu peux le mieux utiliser ton corps afin qu'il t'aide à élargir ta perception, de sorte que tu puisses atteindre à la vision réelle, dont est incapable l'œil physique.
Apprendre à faire cela, c'est la seule véritable utilité du corps.
Le fantasme est une forme distordue de la vision. Les fantasmes de toutes sortes sont des distorsions parce qu'ils comportent toujours de distordre la perception en irréalité. Les actions
qui découlent des distorsions sont littéralement les réactions de ceux qui ne savent ce qu'ils font. Le fantasme est une tentative pour contrôler la réalité conformément à de faux besoins.
Distords la réalité de quelque façon que ce soit et tu perçois de manière destructrice. Les fantasmes sont un moyen de faire de fausses associations et de tenter d'en tirer du plaisir. Mais bien que tu puisses percevoir de fausses associations, tu ne pourras jamais les rendre réelles, sauf pour toi. Tu crois en ce que tu fais.
Si tu offres des miracles, tu croiras tout aussi fort en eux. Alors la force de ta conviction soutiendra la croyance de celui qui reçoit le miracle. Les fantasmes ne sont plus du tout nécessaires quand la nature pleinement satisfaisante de la réalité devient apparente à la fois au donneur et au receveur. La réalité «se perd» par l'usurpation, qui produit la tyrannie. p38 Aussi longtemps qu'il reste un seul « esclave » sur la face de la terre, ta délivrance n'est pas complète. La restauration complète de la Filialité est le seul but de ceux qui ont l'esprit de miracle.
Ceci est un cours d'entraînement de l'esprit. Tout apprentissage comporte de l'attention et de l'étude à un certain niveau.
Certaines parties dans la suite de ce cours reposent trop lourdement sur ces premières sections pour ne pas en exiger une étude sérieuse. Tu en auras aussi besoin comme préparation. Sans cela,
il se pourrait que tu deviennes beaucoup trop apeuré de ce qui doit venir pour en faire un usage constructif. Toutefois, en étudiant ces premières sections, tu commenceras à voir quelques-
unes des implications qui seront développées par la suite.
Un fondement solide est nécessaire à cause de la confusion que j'ai déjà signalée et qui est souvent faite entre peur et révérence. J'ai dit que la révérence était inappropriée par rapport aux Fils de Dieu, parce que tu ne devrais pas éprouver de la révérence en présence de tes égaux. Toutefois, il a aussi été souligné que la révérence était appropriée en Présence de ton Créateur. J'ai pris soin de clarifier mon rôle dans l'Expiation sans l'exagérer ni le minimiser. J'essaie aussi de faire de même avec le tien. J'ai insisté sur le fait que la révérence n'était pas une réaction appropriée envers moi à cause de notre égalité inhérente. Toutefois, quelques-unes des étapes dans la suite de ce cours comportent une approche plus directe de Dieu Lui-même. Il ne serait pas sage d'aborder ces étapes sans une préparation soigneuse, sinon la révérence se confondra avec la peur et l'expérience sera plus traumatisante que béatifique. La guérison est de Dieu à la fin.
Les moyens te seront expliqués avec soin. La révélation peut à l'occasion te révéler la fin, mais pour l'atteindre les moyens sont nécessaires.

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MessageSujet: Re: Cours en miracles   Jeu 28 Oct - 20:05

Chapitre 2 LA SÉPARATION ET L'EXPIATION

I. Les origines de la séparation

S'étendre est un aspect fondamental de Dieu qu'il a donné à Son Fils. Dans la création, Dieu S'étendit Lui-même à Ses créations et les imprégna de la même Volonté aimante de créer. Tu
n'as pas seulement été pleinement créé mais tu as aussi été créé parfait. Il n'y a aucun vide en toi. À cause de ta ressemblance avec ton Créateur, tu es créateur. Aucun enfant de Dieu ne peut
perdre cette aptitude parce qu'elle est inhérente à ce qu'il est, mais il peut en user de manière inappropriée en projetant. Il y a projection, ou usage inapproprié de l'extension, lorsque tu
crois qu'il existe en toi un vide ou un manque et que tu peux le combler avec tes propres idées au lieu de la vérité. Ce processus comprend les étapes suivantes :
-1ère, tu crois que ce que Dieu a créé peut être changé par ton propre esprit.
-2ème, tu crois que ce qui est parfait peut être rendu imparfait ou en manque.
-3ème, tu crois que tu peux distordre les créations de Dieu, y compris toi.
-4ème, tu crois que tu peux te créer toi-même et qu'il t'appartient de diriger ta propre création.

Ces distorsions connexes représentent une image de ce qui s'est en fait passé durant la séparation, ou le «détour dans la peur».
Rien de cela n'existait avant la séparation ni n'existe maintenant, de fait. Tout ce que Dieu a créé est comme Lui. L'extension, telle qu'entreprise par Dieu, est semblable au rayonnement intérieur que les enfants du Père héritent de Lui. Sa source réelle est interne. Cela est aussi vrai du Fils que du Père. En ce sens la création inclut à la fois la création du Fils par Dieu et les créations du Fils quand son esprit est guéri. Cela requiert que Dieu dote Son Fils d'une libre volonté, parce que toute création aimante est donnée librement en une seule ligne continue dont tous les aspects
sont du même ordre.
Le jardin d'Éden, ou la condition d'avant la séparation, était un état d'esprit dans lequel il n'y avait aucun besoin. Quand Adam prêta l'oreille aux «mensonges du serpent», tout ce qu'il entendit était faux. Tu n'es pas obligé de continuer à croire ce qui n'est pas vrai à moins que tu ne choisisses de le faire. Tout cela peut littéralement disparaître en un clin d'œil parce qu'il s'agit simplement d'une malperception. Ce qui se voit en rêve semble très réel. Or la Bible dit qu'un profond sommeil tomba sur Adam, mais nulle part il n'est fait mention de son réveil. Le monde n'a pas encore fait l'expérience d'une renaissance ou d'un réveil global. Une telle renaissance est impossible tant que tu continues à projeter ou à malcréer. Toutefois, il reste encore en toi le
potentiel d'étendre, comme Dieu étendit Son Pur-Esprit à toi.
En réalité c'est ton seul choix, car ta libre volonté t'a été donnée pour ta joie dans la création du parfait.
En définitive, toute peur peut se réduire à cette malperception fondamentale selon laquelle tu es capable d'usurper la puissance de Dieu. Bien sûr, tu ne peux pas et tu n'as jamais été capable de le faire. Voilà la base réelle de ton évasion de la peur.
L'évasion est amenée par ton acceptation de l'Expiation, qui te permet de te rendre compte que tes erreurs ne se sont jamais réellement produites. C'est seulement après que le profond sommeil fut tombé sur Adam qu'il pût faire des cauchemars. Si une lumière est allumée soudainement pendant que quelqu'un fait un cauchemard , il se peut tout d'abord qu'il interprète la lumière comme faisant partie de son rêve et qu'il en ait peur. Au réveil, toutefois, la lumière est correctement perçue comme étant sa délivrance du rêve, auquel plus aucune réalité n'est alors accordée. Cette délivrance ne dépend pas des illusions. La connaissance qui illumine ne te rend pas seulement libre, elle te montre aussi clairement que tu es libre.

Quels que soient les mensonges auxquels tu peux croire, le miracle ne s'en soucie pas, qui peut tous les guérir avec la même facilité. Il ne fait pas de distinction entre les malperceptions.
Son seul souci est de distinguer entre la vérité d'une part et l'erreur d'autre part. Certains miracles peuvent sembler être plus immenses que d'autres. Mais souviens-toi du 1er principe de ce cours : il n'y a pas d'ordre de difficulté dans les miracles. En réalité tu es parfaitement inaffecté par toutes les expressions du manque d'amour. Celles-ci peuvent être de toi comme d'autrui, de toi envers autrui ou d'autrui envers toi. La paix est un attribut en toi. Tu ne peux pas la trouver au-dehors. La maladie est une forme de quête extérieure. La santé est la paix intérieure. P41 Elle te permet de rester inébranlé face au manque d'amour venant du dehors et capable, par ton acceptation des miracles, de corriger les conditions qui procèdent du manque d'amour en autrui.


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MessageSujet: Re: Cours en miracles   Jeu 28 Oct - 20:14

II L'Expiation comme défense

Tu peux faire tout ce que je demande. Je t'ai demandé de faire des miracles et j'ai expliqué que les miracles étaient naturels, correctifs, guérissants et universels. Il n'est rien qu'ils ne puissent faire, mais ils ne peuvent être accomplis dans un esprit de doute ou de peur. Quand tu as peur de quoi que ce soit, tu reconnais à cette chose le pouvoir de te blesser. Souviens-toi que là où est ton cœur, là aussi est ton trésor. Tu crois en ce que tu estimes. Quand tu as peur, tu estimes mal. Alors ton intelligence, inévitablement, estimera mal, et en dotant toutes tes pensées d'un pouvoir égal, détruira inévitablement ta paix. C'est pourquoi la Bible parle de «la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence».
Cette paix est totalement incapable d'être ébranlée par quelque erreur que ce soit. Elle nie à tout ce qui n'est pas de Dieu la capacité de t'affecter. Voilà le bon usage du déni. Il n'est pas utilisé pour cacher quoi que ce soit mais pour corriger l'erreur. Il porte toute erreur à la lumière et, puisqu'erreur et ténèbres sont la même chose, il corrige l'erreur automatiquement.

Le véritable déni est un puissant mécanisme de protection. Tu peux et tu devrais nier toute croyance voulant que l'erreur peut te blesser. Ce genre de déni n'est pas une dissimulation mais une correction. Ton esprit juste en dépend. Le déni de l'erreur est une solide défense de la vérité, mais du déni de la vérité résulte la malcréation, les projections de l'ego. Au service de l'esprit juste, le déni de l'erreur libère l'esprit et rétablit la liberté de la volonté. Quand la volonté est vraiment libre, elle ne peut malcréer parce qu'elle ne reconnaît que la vérité.

Tu peux défendre la vérité aussi bien que l'erreur. Les moyens sont plus faciles à comprendre une fois que la valeur du but est fermement établie. La question est de savoir à quoi ils servent.
Chacun défend son trésor et fait cela automatiquement. Les vraies questions sont :
- Quel est ton trésor, et à quel point t'est-il précieux?
Quand tu auras appris à considérer ces questions et à les rapporter à toutes tes actions, tu auras peu de difficulté à clarifier les moyens. Les moyens sont disponibles à ta demande.
Tu peux toutefois gagner du temps si tu ne prolonges pas indûment cette étape. Elle sera réduite incommensurablement si le point de mire est le bon.

L'Expiation est la seule défense qui ne peut pas être utilisée de manière destructrice, parce que ce n'est pas un mécanisme que tu as fait. Le principe de l'Expiation était en vigueur bien avant
que l'Expiation n'ait commencé. Le principe était l'amour et l'Expiation était un acte d'amour.Mes fesses aussi c’est un acte d’amour ???

Les actes n'étaient pas nécessaires avant la séparation, parce que la croyance en l'espace et le temps n'existait pas. Ce n'est qu'après la séparation que l'Expiation et les conditions nécessaires à son accomplissement ont été planifiées. Il fallait alors une défense si formidable qu'elle ne pouvait pas être mal utilisée, bien qu'elle puisse être refusée. Toutefois, le refus ne pouvait pas la changer en arme pour l'attaque, caractéristique inhérente aux autres défenses. L'Expiation devient ainsi la seule défense qui ne soit pas un glaive à deux tranchants. Elle peut seulement guérir.
L'Expiation fut intégrée dans la croyance espace-temps pour mettre une limite au besoin de cette même croyance, et pour finalement compléter l'apprentissage. L'Expiation est l'ultime leçon. L'apprentissage lui-même est temporaire, comme les salles de classe où il a lieu. L'aptitude à apprendre n'a aucune valeur quand le changement n'est plus nécessaire. Ceux qui sont éternellement créateurs n'ont rien à apprendre.
Tu peux apprendre à améliorer tes perceptions, et tu peux sans cesse devenir un meilleur apprenant. Cela te mettra en accord de plus en plus étroit avec la Filialité; mais la Filialité est elle-même une création parfaite et la perfection n'est pas une question de degré. C'est seulement tant qu'il y a croyance dans les différences qu'apprendre est signifiant.

L'évolution est un processus dans lequel tu sembles passer d'un degré à l'autre. Tu corriges tes faux pas précédents en allant de l'avant. En fait, ce processus est incompréhensible en fonction
du temps, puisque tu retournes lorsque tu avances. L'Expiation est le mécanisme par lequel tu peux te libérer du passé en avançant. Elle défait tes erreurs passées, t'évitant ainsi d'avoir constamment à revenir sur tes pas sans approcher de ton retour. En ce sens l'Expiation fait gagner du temps mais, comme le miracle qu'elle sert, elle ne l'abolit pas. Tant qu'il y a besoin d'Expiation, il y a besoin de temps. Mais l'Expiation en tant que plan complété a un rapport unique avec le temps. Jusqu'à ce que l'Expiation soit complète, ses différentes phases se dérouleront dans le temps, mais l'Expiation tout entière se tient à la fin du temps. Alors le pont du retour est construit.

L'Expiation est un engagement total. Tu penses peut-être encore que cela est associé à une perte; c'est une erreur que font tous les Fils séparés de Dieu d'une façon ou d'une autre. Il est difficile de croire que la meilleure défense soit celle qui ne peut attaquer. C'est ce que signifie : « Les doux hériteront la terre. » Ils en prendront littéralement possession, à cause de leur force.
Une défense à double sens est faible intrinsèquement, précisément parce qu'elle a deux tranchants et qu'elle peut se retourner contre toi à l'improviste. Cette possibilité ne peut pas être contrôlée, sauf par les miracles. Le miracle tourne la défense de l'Expiation à ta réelle protection, et alors que tu te sens de plus en plus sécurisé, te connaissant toi-même à la fois comme frère et comme Fils, tu assumes ton talent naturel qui est de protéger les autres.


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MessageSujet: Re: Cours en miracles   Jeu 28 Oct - 20:22

II. L'autel de Dieu

L'Expiation ne peut être acceptée en toi qu'en libérant la lumière intérieure. Depuis la séparation, les défenses ont été utilisées presque uniquement pour défendre contre l'Expiation, et ainsi
maintenir la séparation. En général cela est vu comme un besoin de protéger le corps. Les nombreux fantasmes corporels auxquels se livrent les esprits viennent de la croyance distordue
que le corps peut être utilisé comme moyen d'atteindre à l'« expiation ». Percevoir le corps comme un temple n'est qu'une première étape dans la correction de cette distorsion, parce qu'elle n'en change qu'une partie. Elle reconnaît que l'Expiation au sens physique est impossible. Toutefois, l'étape suivante consiste à se rendre compte qu'un temple n'est pas du tout une structure.

Sa véritable sainteté réside dans l'autel intérieur autour duquel la structure est bâtie. L'importance accordée aux belles structures est un signe de la peur de l'Expiation, et l'indésir d'atteindre l'autel même. L'œil physique ne peut pas voir la réelle beauté du temple. Par contre, la vue spirituelle ne peut pas du tout voir la structure parce que c'est une vision parfaite. Toutefois, elle peut voir l'autel d'une manière parfaitement claire.

Pour être parfaitement efficace, l'Expiation a sa place au centre de l'autel intérieur, où elle défait la séparation et rétablit l'entièreté de l'esprit. Avant la séparation, l'esprit était invulnérable à la peur, parce que la peur n'existait pas.
La séparation et la peur sont toutes deux des malcréations qui doivent être défaites pour la restauration du temple et pour l'ouverture de l'autel afin d'y recevoir l'Expiation. Cela guérit la séparation en plaçant en toi la seule défense efficace contre toute pensée de séparation, te rendant parfaitement invulnérable.
L'acceptation de l'Expiation par chacun n'est qu'une affaire de temps. Cela peut paraître contredire la libre volonté parce que la décision finale est inévitable, mais il n'en est rien. Tu peux temporiser et tu es capable d'une énorme procrastination ( aptitude à remettre au lendemain ce que l’on peut faire le jour même), mais tu ne peux pas quitter entièrement ton Créateur, Qui a fixé des limites à ton aptitude à malcréer. Une volonté emprisonnée engendre une situation qui, à l'extrême, devient tout à fait intolérable. La tolérance à la douleur peut être grande, mais elle n'est pas sans limite. Tôt ou tard chacun finit par reconnaître, même très vaguement, qu'il doit y avoir une meilleure voie. En s'affirmant, cette reconnaissance devient un tournant. À la fin, cela réveille à nouveau la vision spirituelle, tout en diminuant l'investissement en la vue physique.

Cet investissement alternant dans les 2 niveaux de perception est ressenti habituellement comme un conflit, qui peut devenir très aigu. Mais l'issue est aussi certaine que Dieu.
La vision spirituelle ne peut pas voir l'erreur, littéralement, et ne cherche à voir que l'Expiation. Toutes les solutions que recherche l'œil physique se dissolvent. La vision spirituelle regarde à l'intérieur et reconnaît immédiatement que l'autel a été profané et qu'il a besoin d'être réparé et protégé. Parfaitement consciente de la défense juste, elle passe outre toutes les autres et regarde passé l'erreur vers la vérité. À cause de la force de sa vision, elle met l'esprit à son service. Cela rétablit le pouvoir de l'esprit et le rend de plus en plus incapable de tolérer le retard, car il se rend compte que celui-ci ne fait qu'ajouter une douleur inutile. En conséquence, l'esprit devient de plus en plus sensible à ce qu'il aurait considéré autrefois comme l'intrusion de très légers malaises.

Les enfants de Dieu ont droit au parfait bien-être qui provient d'une confiance parfaite. Tant qu'ils n'ont pas accompli cela, ils se gaspillent eux-mêmes et gaspillent leurs véritables pouvoirs
créateurs en de vaines tentatives pour arriver à un plus grand bien-être par des moyens inappropriés. Mais les vrais moyens leur sont déjà fournis, qui ne comportent absolument aucun
effort de leur part. L'Expiation est le seul don digne d'être offert à l'autel de Dieu, à cause de la valeur de l'autel même. Il fut créé parfait et il est entièrement digne de recevoir la perfection.
Dieu et Ses créations sont complètement interdépendants. Il dépend d'elles parce qu'il les a créées parfaites. Il leur a donné Sa paix pour qu'elles ne puissent pas être ébranlées et ne puissent pas être trompées.
Chaque fois que tu as peur, tu es trompé, et ton esprit ne peut pas servir le Saint-Esprit. Cela t'affame en te niant ton pain quotidien. Dieu est seul sans Ses Fils et ils sont seuls sans Lui. Ils doivent apprendre à regarder le monde comme un moyen de guérir la séparation. L'Expiation est la garantie qu'ils finiront par y parvenir.


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MessageSujet: Re: Cours en miracles   Jeu 28 Oct - 20:29

IV. La guérison comme délivrance de la peur

Mettons maintenant l'accent sur la guérison. Le miracle est le moyen, l'Expiation est le principe et la guérison est le résultat. Parler du «miracle de la guérison», c'est combiner de façon inappropriée 2 ordres de réalité. La guérison n'est pas un miracle. L'Expiation, ou l'ultime miracle, est un remède, et toute guérison est un résultat. Le genre d'erreur auquel s'applique l'Expiation n'importe pas. Essentiellement, toute guérison est délivrance de la peur. Pour entreprendre cela tu ne peux pas toi-même avoir peur. Tu ne comprends pas la guérison à cause de ta propre peur.

Une étape majeure dans le plan de l'Expiation est de défaire l'erreur à tous les niveaux. La maladie — ou la «non-justesse d'esprit» — est le résultat d'une confusion de niveaux, parce qu'elle entraîne toujours la croyance que ce qui ne va pas à un niveau peut en affecter un autre défavorablement. Nous avons parlé des miracles comme du moyen de corriger la confusion de niveaux, car toutes les erreurs doivent être corrigées au niveau où elles se produisent. Seul l'esprit est capable d'erreur. Le corps ne peut agir faussement qu'en réaction à une pensée fausse. Le corps ne peut pas créer; et croîre qu'il le peut, est une erreur fondamentale, qui produit tous les symptômes physiques.

La maladie physique représente une croyance en la magie. Toute la distorsion qui a fait la magie repose sur la croyance qu'il y a dans la matière une faculté créatrice que l'esprit ne peut contrôler.
Cette erreur peut prendre 2 formes : il est possible de croire que l'esprit peut malcréer dans le corps ou bien que le corps peut malcréer dans l'esprit. L'esprit, seul niveau de création, ne peut pas créer au-delà de lui-même, ainsi ni l'un ni l'autre type de confusion n'a plus besoin de se produire.
Seul l'esprit peut créer parce que le pur-esprit a déjà été créé, et le corps est un mécanisme d'apprentissage pour l'esprit.
Les mécanismes d'apprentissage ne sont pas en eux-mêmes des leçons. Leur but est simplement de faciliter l'apprentissage.
Le pire que puisse faire, l'usage erroné d'un mécanisme d'apprentissage, c'est de manquer de faciliter l'apprentissage. Il n'a pas en soi le pouvoir d'introduire des erreurs d'apprentissage proprement dites. Lorsqu'il est bien compris, le corps a ceci de commun avec l'Expiation qu'il est invulnérable à toute application à deux tranchants. Ce n'est pas parce que le corps est un miracle, mais parce qu'en lui-même il ne prête pas à la mésinterprétation.
Le corps fait simplement partie de ton expérience dans le monde physique. Ses aptitudes peuvent être et sont fréquemment surestimées. Toutefois, il est presque impossible de nier son existence en ce monde. Ceux qui le font se livrent à une forme de déni particulièrement indigne. Ici, le terme «indigne» suggère simplement qu'il n'est pas nécessaire de protéger l'esprit en niant ce qui n'est pas de l'esprit. Si l'on nie cet aspect regrettable du pouvoir de l'esprit, on nie aussi le pouvoir lui-même.

Tous les moyens matériels que tu acceptes comme remèdes contre les maladies du corps sont des réaffirmations de principes magiques.
C'est le 1er pas dans la croyance que le corps fait sa propre maladie.
C'est un 2ème faux pas que de tenter de le guérir par des agents non créateurs. Toutefois, il ne s'ensuit pas qu'il est mal d'utiliser ces agents à des fins correctives. Parfois la maladie a une prise suffisamment forte sur l'esprit pour rendre une personne temporairement inaccessible à l'Expiation.
Dans ce cas il peut être sage d'utiliser une approche de l'esprit et du corps qui représente un compromis, en donnant croyance temporairement à l'action guérissante de quelque chose d'extérieur. Ceci car la dernière chose qui puisse aider ceux qui ne sont pas dans l'esprit juste, ou les malades, est une augmentation de la peur. Ils sont déjà dans un état affaibli par la peur. S'ils étaient prématurément exposés à un miracle, ils pourraient être saisis de panique. C'est ce qui risque d'arriver lorsqu'une perception sens dessus dessous a induit la croyance que les miracles sont effrayants.

Ce n'est pas dans la manière dont elle s'exprime que réside la valeur de l'Expiation. En fait, si elle est utilisée véritablement, elle s'exprimera inévitablement de la façon qui pourra le plus aider
le receveur. Cela signifie qu'un miracle, pour atteindre sa pleine efficacité, doit être exprimé dans un langage que le bénéficiaire peut comprendre sans peur. Cela ne signifie pas nécessairement que ce soit le plus haut niveau de communication dont il est capable. Cela signifie toutefois que c'est le plus haut niveau de communication dont il est capable maintenant. Le seul but du miracle est d'élever le niveau de communication et non de l'abaisser en augmentant la peur.


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MessageSujet: Re: Cours en miracles   Jeu 28 Oct - 20:40

V. La fonction du faiseur de miracles

Avant que les faiseurs de miracles soient prêts à entreprendre leur fonction dans ce monde, il est essentiel qu'ils comprennent pleinement la peur de la délivrance. Autrement ils pourraient entretenir sans le savoir la croyance que la délivrance est un emprisonnement, croyance déjà largement répandue. Cette malperception vient à son tour de la croyance voulant que le nuisible puisse se limiter au corps. Cela à cause de la peur sous- jacente que l'esprit puisse se blesser. Aucune de ces erreurs n'est signifiante, parce que les malcréations de l'esprit n'existent pas réellement. Reconnaître cela est un bien meilleur mécanisme de protection qu'aucune forme de confusion de niveaux, parce qu'elle introduit la correction au niveau de l'erreur.
Il est essentiel de se souvenir que seul l'esprit peut créer, et que la place de la correction est au niveau de la pensée. Pour étayer un précédent énoncé, le pur-esprit est déjà parfait et ne requiert donc pas de correction. Le corps n'existe pas, sauf comme mécanisme d'apprentissage pour l'esprit. De lui-même, ce mécanisme d'apprentissage n'est pas sujet à l'erreur, parce qu'il ne peut créer.
Il est évident, donc, qu'induire l'esprit à abandonner ses malcréations est la seule application de l'aptitude créatrice qui soit vraiment signifiante.
La magie est l'usage sans esprit ou malcréateur de l'esprit.
Les médications physiques sont des formes de «sortilèges», mais tu ne devrais pas tenter d'utiliser l'esprit pour guérir si tu as peur
de le faire. Le fait même que tu as peur rend ton esprit vulnérable à la malcréation. Par conséquent, il est probable que tu comprennes mal toute guérison qui pourrait survenir; et parce que l'égocentrisme et la peur vont généralement de pair, tu serais peut-être incapable d'accepter la Source réelle de la guérison.

Dans ces conditions, c'est plus sûr pour toi de te fier temporairement à des mécanismes de guérison physiques, parce que tu ne peux pas les malpercevoir comme étant tes propres créations.
Aussi longtemps que persiste ton sentiment de vulnérabilité, tu ne devrais pas tenter de faire des miracles.
J'ai déjà dit que les miracles étaient des expressions de l'esprit de miracle; or esprit de miracle signifie justesse d'esprit. Ceux qui ont l'esprit juste n'exaltent ni ne déprécient ni l'esprit du faiseur de miracles ni l'esprit de celui qui reçoit le miracle. Toutefois, en tant que correction, le miracle n'a pas besoin d'attendre la justesse d'esprit du receveur. En fait, son but est de le ramener à son esprit juste. Il est essentiel, toutefois, que le faiseur de miracles soit dans l'esprit juste, ne serait-ce que très brièvement, sinon il sera incapable de rétablir la justesse d'esprit en autrui.

Le guérisseur qui se fie à sa propre capacité d'être prêt met en péril sa compréhension. Tu es en parfaite sécurité aussi longtemps que tu ne te soucies pas du tout d'être prêt mais continues d'avoir confiance en moi qui le suis. Si ton inclination à faire des miracles ne fonctionne pas correctement, c'est toujours parce que la peur a fait intrusion dans ta justesse d'esprit et l'a tournée sens dessus dessous. Toute forme de non-justesse d'esprit résulte de ton refus d'accepter l'Expiation pour toi-même.

Si tu l'acceptes, par contre, tu es en position de reconnaître que ceux qui ont besoin de guérison sont simplement ceux qui ne se sont pas rendu compte que la justesse d'esprit est la guérison.
La seule responsabilité du faiseur de miracles est d'accepter l'Expiation pour lui-même. Cela signifie que tu reconnais que l'esprit est le seul niveau créateur et que ses erreurs sont guéries par l'Expiation. Une fois que tu acceptes cela, ton esprit peut seulement guérir. En niant à ton esprit tout potentiel destructeur et en rétablissant ses pouvoirs purement constructifs, tu te mets en position de défaire la confusion de niveaux en autrui. Alors le message que tu leur envoies, c'est le fait véridique que leurs esprits sont pareillement constructifs et que leurs malcréations ne peuvent les blesser. En affirmant cela, tu libères l'esprit de ce qu'il surévalue ses propres mécanismes d'apprentissage et tu ramènes l'esprit à sa véritable position d'apprenant.

Il faut insister de nouveau sur le fait que le corps n'apprend pas plus qu'il ne crée. En tant que mécanisme d'apprentissage, il suit simplement l'apprenant, mais s'il est doté faussement de sa propre initiative, il devient un sérieux obstacle à l'apprentissage même qu'il devrait faciliter. Seul l'esprit est capable d'illumination. Le pur-esprit est déjà illuminé et le corps en soi est trop dense. L'esprit peut toutefois apporter son illumination au corps en reconnaissant que celui-ci n'est pas l'apprenant et qu'il n'est donc pas possible de l'amener à apprendre. Toutefois, le corps peut facilement être aligné sur un esprit qui a appris à regarder par-delà le corps vers la lumière.

Un apprentissage correctif commence toujours par l'éveil du pur-esprit et l'abandon de la croyance en la vue physique. Cela entraîne souvent de la peur, parce que tu as peur de ce que la vue spirituelle va te montrer. J'ai dit plus tôt que le Saint-Esprit ne peut pas voir l'erreur et qu'il est capable seulement de regarder au-delà vers la défense de l'Expiation. Il n'y a pas de doute que cela peut produire un malaise, or le malaise n'est pas le résultat final de la perception. Quand il est permis au Saint-Esprit de poser Son regard sur la profanation de l'autel, Il regarde aussi immédiatement vers l'Expiation. Rien de ce qu'il perçoit ne peut induire la peur. Tout ce qui résulte de la conscience spirituelle est simplement canalisé vers la correction. Le malaise n'est suscité que pour amener à la conscience le besoin de correction. Finalement, c'est de l'indésir d'accepter sans équivoque la nécessité de la guérison que vient la peur de la guérison. Ce que l'œil du corps voit ne corrige pas, pas plus que l'erreur ne peut être corrigée par un quelconque mécanisme observable physiquement.

Aussi longtemps que tu croiras en ce que ta vue physique te dit, tes tentatives de correction seront mal dirigées. La vraie vision est obscurcie, parce que tu ne peux pas supporter de voir ton
propre autel profané. Mais puisque l'autel a été profané, ton état devient doublement dangereux à moins qu'il ne soit perçu.
La guérison est une aptitude qui s'est développée après la séparation, avant quoi elle n'était pas nécessaire. Comme tous les aspects de la croyance dans l'espace et le temps, elle est temporaire.

Toutefois, aussi longtemps que le temps persiste, il est besoin de la guérison comme moyen de protection. Car la guérison repose sur la charité et la charité est une façon de percevoir la perfection d'autrui même si tu ne peux pas la percevoir en toi-même.
La plupart des concepts plus élevés dont tu es capable maintenant dépendent du temps.
La charité est en fait un reflet plus faible d'un amour qui embrasse tout, beaucoup plus puissant, et qui va bien au-delà de n'importe quelle forme de charité que tu es présentement capable de concevoir. Dans le sens limité où elle peut être atteinte maintenant, la charité est essentielle à la justesse d'esprit.
La charité est une façon de regarder quelqu'un d'autre comme s'il avait déjà dépassé de beaucoup ce qu'il a effectivement accompli dans le temps. Puisque sa propre pensée est erronée, il ne peut pas voir l'Expiation pour lui-même, sinon il n'aurait pas besoin de charité. La charité qui lui est accordée reconnaît à la fois qu'il a besoin d'aide et qu'il l'acceptera. Ces deux perceptions impliquent clairement qu'elles dépendent du temps, ce qui montre bien que la charité se situe encore dans les limites de ce monde. J'ai dit plus tôt que seule la révélation transcende le temps. Le miracle, comme expression de charité, ne peut que l'abréger. Il faut comprendre, toutefois, que chaque fois que tu offres un miracle à un autre, tu abrèges votre souffrance à tous les 2. Cette correction s'exerce à la fois rétroactivement et progressivement.



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MessageSujet: Re: Cours en miracles   Jeu 28 Oct - 20:43

A. Principes particuliers des faiseurs de miracles

(1) Le miracle abolit le besoin de préoccupations d'ordre inférieur. Comme c'est un intervalle de temps hors du temps, les considérations ordinaires de temps et d'espace ne s'appliquent pas. Quand tu fais un miracle, j'arrange à la fois l'espace et le temps pour qu'ils s'y ajustent.

(2) Il est essentiel de faire clairement la distinction entre ce qui est créé et ce qui est fait. Toutes les formes de guérison reposent sur cette correction fondamentale dans la perception des niveaux.

(3) Ne confonds jamais justesse d'esprit et fausseté d'esprit. Répondre à toute forme d'erreur par n'importe quoi, sauf un désir de guérir, est une expression de cette confusion.

(4) Le miracle est toujours un déni de cette erreur et une affirmation de la vérité. Seule la justesse d'esprit peut corriger d'une façon qui ait quelque effet réel. D'une manière pragmatique, ce qui n'a pas d'effet réel n'a pas d'existence réelle. Son effet, donc, est le vide. Étant sans contenu substantiel, il se prête à la projection.

(5) Le miracle a un pouvoir d'ajustement des niveaux qui induit la juste perception pour la guérison. Tant que cela ne s'est pas produit, il n'est pas possible de comprendre la guérison. Le
pardon est un geste vide à moins qu'il n'entraîne la correction. Sans elle il ne fait essentiellement que juger, plutôt que de guérir.

(6) Le pardon accordé dans un esprit de miracle n'est que correction. Il ne contient absolument aucun élément de jugement. La phrase : «Père, pardonne-leur car ils ne savent ce qu'ils font» n'évalue aucunement ce qu'ils font. C'est un appel à Dieu pour qu'il guérisse leurs esprits. Il n'est pas fait mention des conséquences de l'erreur. Cela n'importe pas.

(7) L'injonction : « Soyez du même esprit» signifie que l'esprit est prêt pour la révélation. Ma requête : « Faites ceci en mémoire de moi» est un appel à la coopération des faiseurs de miracles.
Les deux énoncés ne sont pas dans le même ordre de réalité. Seul le second comporte une conscience du temps, puisque se souvenir rappelle le passé dans le présent. Le temps est sous ma
direction, mais l'intemporel appartient à Dieu. Dans le temps nous existons les uns pour et avec les autres. Dans l'intemporel nous coexistons avec Dieu.

(8) Tu peux faire beaucoup pour ta propre guérison et pour celle d'autrui si, dans une situation qui demande de l'aide, tu y penses ainsi :
Je ne suis ici que pour aider véritablement. Je suis ici pour représenter Celui Qui m'a envoyé.
je n'ai à m'inquiéter ni de ce que je dirai ni de ce que je ferai, car Celui Qui m'a envoyé va me diriger. Je suis content d'être là où Il souhaite que je sois, connaissant qu’il va avec moi. (Sachant qu’il agit au travers de moi) Je serai guéri en Le laissant m'enseigner à guérir.



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MessageSujet: Re: Cours en miracles   Jeu 28 Oct - 20:55

VI. Peur et conflit

Avoir peur semble être involontaire; quelque chose dont le contrôle t'échappe. Or j'ai déjà dit que seuls les actes constructifs devraient être involontaires. Mon contrôle peut prendre en charge tout ce qui n'a pas d'importance, et je peux en te guidant diriger tout ce qui en a, si tel est ton choix. La peur ne peut pas être contrôlée par moi, mais elle peut être contrôlée par toi. La peur m'empêche de te donner mon contrôle. La présence de la peur montre que tu as élevé des pensées de corps au niveau de l'esprit. Cela les soustrait à mon contrôle et t'en fait sentir personnellement responsable. Cela est une confusion évidente de niveaux.

Je n'encourage pas la confusion de niveaux, mais tu dois choisir de la corriger. Tu n'excuserais pas une conduite insane de ta part en disant que tu n'y pouvais rien.
Pourquoi excuserais-tu une façon de penser insane ? Il y a là une confusion que tu ferais bien de regarder clairement.
Peut-être crois-tu être responsable de ce que tu fais mais point de ce que tu penses. La vérité, c'est que tu es responsable de ce que tu penses, parce que c'est seulement à ce niveau que tu peux choisir. Ce que tu fais vient de ce que tu penses. Tu ne peux pas te séparer de la vérité en « donnant » l'autonomie au comportement. Cela est contrôlé par moi automatiquement dès l'instant que tu me laisses guider ce que tu penses.
Lâcher prise !!! Chaque fois que tu as peur, c'est le signe certain que tu as permis à ton esprit de malcréer et que tu ne m'as pas permis de le guider.

Il est futile de croire que de contrôler les conséquences de la pensée fausse puisse mener à la guérison. Quand tu as peur, tu as fait le mauvais choix. Voilà pourquoi tu t'en sens responsable.
Ce n'est pas de conduite mais d'esprit qu'il te faut changer, et ça c'est affaire de désir. Tu n'as pas besoin d'être guidé, sauf au niveau de l'esprit. La correction n'a sa place qu'au niveau où le changement est possible. Le changement ne signifie rien au niveau du symptôme, où il ne peut pas opérer.

La correction de la peur est ta responsabilité. Quand tu demandes à être délivré de la peur, tu donnes à entendre que tu n’es pas délivré de la peur. Tu devrais plutôt, demander de l'aide dans les conditions qui ont amené la peur. Ces conditions entraînent toujours un désir d'être séparé. À ce niveau, tu peux faire quelque chose.
Tu es bien trop tolérant à l'égard des vagabondages de l'esprit et tu excuses passivement ses malcréations. Le résultat particulier n'a pas d'importance, mais l'erreur fondamentale en a.
La correction est toujours la même. Avant de choisir de faire quoi que ce soit, demande-moi si ton choix est en accord avec le mien. Si tu es certain qu'il l'est, il n'y aura aucune peur.
La peur est toujours un signe de tension et elle surgit chaque fois que ce que tu veux est en conflit avec ce que tu fais. Cette situation se présente de 2 façons :
- 1ère, tu peux choisir de faire des choses qui sont en conflit, soit simultanément, soit successivement. Cela produit une conduite conflictuelle qui t'est intolérable parce que la partie de ton esprit qui veut faire autre chose est outragée.
- 2ème, tu peux te conduire comme tu penses devoir le faire, mais sans le vouloir entièrement. Cela produit une conduite cohérente mais entraîne une grande tension.

Dans les deux cas, l'esprit et la conduite sont en désaccord et il en résulte une situation dans laquelle tu fais ce que tu ne veux pas entièrement faire. Cela fait naître un sentiment de contrainte
qui produit généralement de la rage et il est vraisemblable que la projection s'ensuive.
Chaque fois qu'il y a peur, c'est que tu ne t'es pas décidé. Ton esprit est donc divisé et ta conduite, inévitablement, devient erratique. Se corriger au niveau de la conduite peut faire passer l'erreur du 1er au 2ème type, mais cela n'oblitérera pas la peur.

Il est possible d'atteindre un état dans lequel tu amènes ton esprit sous ma direction sans effort conscient, mais cela suppose un désir que tu n'as pas encore développé. Le Saint-Esprit ne peut pas demander plus que ce que tu es désireux de faire. La force de faire vient de ta décision indivisée. Faire la Volonté de Dieu n'implique aucun effort dès lors que tu reconnais que c'est aussi la tienne.
La leçon est tout à fait simple ici, mais il est particulièrement facile de passer par-dessus. Je vais donc la répéter en te priant instamment d'écouter. Seul ton esprit peut produire la peur. Il le fait chaque fois qu'il est divisé sur ce qu'il veut, ce qui inévitablement devient source de tension parce qu'il y a désaccord entre vouloir et faire. Cela ne peut être corrigé qu'en acceptant un but unifié.

Pour défaire l'erreur, la première étape correctrice consiste à connaître d'abord que le conflit est une expression de la peur.
Dis-toi que tu as dû, d'une façon ou d'une autre, choisir de ne pas aimer, sinon la peur n'aurait pas pu surgir. Alors le processus de correction tout entier devient rien de plus qu'une série d'étapes pragmatiques dans le processus plus vaste d'acceptation de l'Expiation comme remède. Ces étapes peuvent se résumer de la façon suivante :
1 -Connais d'abord que cela est la peur.
2 -La peur surgit du manque d'amour.
3- Le seul remède au manque d'amour est l'amour parfait.
4- L'amour parfait est l'Expiation.

J'ai insisté sur le fait que le miracle, ou l'expression de l'Expiation, est toujours un signe de respect des dignes aux dignes.
La reconnaissance de cette dignité est rétablie par l'Expiation.
Alors il est évident que quand tu as peur, tu t'es placé dans une position où tu as besoin de l'Expiation. Tu as fait quelque chose qui est sans amour, ayant choisi sans amour. Telle est précisément la situation pour laquelle l'Expiation fut offerte. C'est le besoin du remède qui en inspira l'établissement. Aussi longtemps que tu ne reconnais que le besoin du remède, tu continues à avoir peur.

Toutefois, dès l'instant que tu acceptes le remède, tu as aboli la peur. C'est ainsi que la véritable guérison se produit.
Tout le monde ressent de la peur. Il suffirait pourtant d'un tout petit peu de justesse de pensée pour comprendre pourquoi la peur se produit.
Rares sont ceux qui apprécient la puissance réelle de l'esprit, et nul n'en reste pleinement conscient tout le temps. Toutefois, si tu espères t'épargner la peur, il y a certaines choses dont tu dois te rendre compte, et pleinement compte. L'esprit est très puissant et jamais il ne perd sa force créatrice. Il ne dort jamais. Il crée à chaque instant. Il est difficile de reconnaître que pensée et croyance combinées font lever une vague si puissante qu'elle peut littéralement transporter des montagnes.
À première vue, il paraît arrogant de te croire doté d'un tel pouvoir, mais ce n'est pas la vraie raison pourquoi tu n'y crois pas. Tu préfères croire que tes pensées ne peuvent pas exercer une influence réelle parce qu'en fait tu en as peur. Cela apaise
peut-être le sentiment de culpabilité, mais au prix de percevoir l'esprit comme impuissant. Si tu crois que ce que tu penses est sans effet, peut-être cesses-tu d'en avoir peur, mais il est peu probable que tu le respectes. Il n'y a pas de vaines pensées. Toute pensée produit une forme à un certain niveau.



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MessageSujet: Re: Cours en miracles   Jeu 28 Oct - 21:11

VII. Cause et effet

Tu te plains peut-être encore de la peur, mais tu persistes néanmoins à te rendre apeuré. J'ai déjà signalé que tu ne peux pas me demander de te délivrer de la peur. Je sais qu'elle n'existe pas mais tu ne le sais pas, toi. Si j'intervenais entre tes pensées et leurs résultats, je toucherais à une loi fondamentale de cause et effet, la loi la plus fondamentale qui soit. Je ne t'aiderais guère si je dépréciais le pouvoir de ta propre pensée.
Cela serait en opposition directe avec le but de ce cours.
Cela t'aidera beaucoup plus de te rappeler que tu ne surveilles pas assez attentivement tes pensées. Peut-être as-tu l'impression
qu'à ce stade il faudrait un miracle pour te permettre de le faire,
et c'est parfaitement vrai. Tu n'as pas l'habitude de penser
dans un esprit de miracle, mais tu peux être entraîné à penser de cette façon. Tous les faiseurs de miracles ont besoin de ce type d'entraînement.

Je ne peux pas te laisser ne pas surveiller ton esprit, sinon tu
ne seras pas capable de m'aider
. Faire des miracles entraîne
que tu te rends pleinement compte du pouvoir de la pensée afin
d'éviter la malcréation. Autrement un miracle sera nécessaire
pour redresser l'esprit lui-même, processus circulaire qui n'en-
couragerait guère la compression du temps à laquelle le miracle
est destiné. Le faiseur de miracles doit éprouver un respect sin-
cère pour cause et effet véritables comme condition nécessaire
pour que le miracle se produise.

Les miracles et la peur viennent tous deux des pensées. Si tu
n'étais pas libre de choisir l'un, tu ne serais pas libre non plus de
choisir l'autre. En choisissant le miracle tu as rejeté la peur, ne
serait-ce que temporairement. Tu as eu peur de chacun et de
tout. Tu as peur de Dieu, de moi et de toi-même. Tu Nous as mal perçus ou malcréés, et tu crois en ce que tu as fait. Tu n'aurais pas fait cela si tu n'avais pas peur de tes propres pensées. Les apeurés doivent malcréer parce qu'ils malperçoivent la création. Quand tu malcrées, tu souffres.
Le principe de cause et effet devient maintenant un véritable accélérateur, quoique seulement temporairement. De fait, « Cause » est un terme qui appartient en propre à Dieu, et Son «Effet» est Son Fils. Cela entraîne une série de relations de Cause et Effet qui sont totalement différentes de celles que tu introduis dans la malcréation. Le conflit fondamental en ce monde est donc entre création et malcréation.

Toute peur est implicite dans celle-ci et tout amour dans celle-
là. C'est donc un conflit entre l'amour et la peur.
J'ai déjà dit que tu crois ne pas pouvoir contrôler la peur parce
que c'est toi-même qui l'a faite, et ta croyance en elle semble faire qu'elle échappe à ton contrôle.
Or toute tentative pour résoudre l'erreur en tentant de maîtriser la peur est inutile. Le fait même de supposer que la peur a besoin d'être maîtrisée confirme son pouvoir. La véritable solution repose entièrement sur la maîtrise par l'amour. Dans l'intérim, toutefois, le sentiment de conflit est inévitable, puisque tu t'es placé dans une position où tu crois dans le pouvoir de ce qui n'existe pas.

Rien et tout ne peuvent coexister. Croire en l'un, c'est nier
l'autre. La peur n'est vraiment rien et l'amour est tout. Chaque
fois que la lumière pénètre dans les ténèbres, les ténèbres sont
abolies. Ce que tu crois est vrai pour toi. En ce sens la séparation s'est produite, et c'est faire un usage inapproprié du déni que de le nier. Toutefois, se concentrer sur l'erreur n'est qu'une erreur de plus. La démarche correctrice initiale consiste à reconnaître temporairement qu'il y a un problème, mais seulement comme indication d'un besoin de correction immédiate. Cela établit un état d'esprit dans lequel l'Expiation peut être acceptée sans délai. Il faudrait souligner, toutefois, qu'il n'y a en définitive aucun compromis possible entre tout et rien.
Le temps est essentiellement un mécanisme permettant d'abandonner tout compromis à cet égard. Il semble seulement qu'il soit aboli par degrés, parce que le temps lui-même comporte des intervalles qui n'existent pas. C'est un mécanisme de correction rendu nécessaire par la malcréation. L'énoncé : «Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle » n'a besoin que d'une légère correction pour devenir signifiant dans ce contexte :
« Il l'a donné à Son Fils unique. »
Il faudrait bien noter que Dieu a un seul Fils. Si toutes Ses
créations sont Ses Fils, chacune doit être partie intégrante de la
Filialité tout entière. La Filialité en son Unité transcende la somme de ses parties. Toutefois, cela est obscurci aussi longtemps que n'importe laquelle de ses parties manque. C'est pourquoi le conflit ne peut pas être résolu de manière définitive tant que toutes les parties de la Filialité ne sont pas retournées.

C'est alors seulement que la signification de l'entièreté en son sens véritable pourra être comprise. N'importe quelle partie de la Filialité peut croire en l'erreur ou en l'incomplétude si tel est son choix. Ce faisant, toutefois, elle croit en l'existence du néant. La correction de cette erreur est l'Expiation.

J'ai déjà brièvement parlé d'être prêt, mais cela aiderait peut-
être d'apporter ici quelques précisions supplémentaires. Être
prêt n'est que le préalable de l'accomplissement. Il ne faudrait
pas confondre les deux. Aussitôt que survient un état dans
lequel l'esprit est prêt, il y a généralement un désir d'accomplissement jusqu'à un certain degré, mais il n'est certainement pas nécessairement indivisé. Cet état n'implique pas plus qu'un potentiel de changement d'esprit. La confiance ne peut pas se développer pleinement jusqu'à ce que la maîtrise ait été accomplie. Nous avons déjà tenté de corriger l'erreur fondamentale voulant que la peur peut être maîtrisée, et nous avons souligné que la seule maîtrise véritable est par l'amour. Être prêt n'est que le commencement de la confiance.
Tu penses peut-être qu'un temps extrêmement long est nécessaire entre l'être-prêt et la maîtrise, mais laisse-moi te rappeler que le temps et l'espace sont sous mon contrôle.

p58

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MessageSujet: Re: Cours en miracles   Lun 8 Nov - 0:43

VIII. La signification du Jugement dernier
Une des façons dont tu peux corriger la confusion magiemiracle est de te rappeler que tu ne t'es pas créé toi-même. Tu as tendance à l'oublier lorsque tu deviens égocentrique, et cela
te place dans une position où il est pratiquement inévitable de
croire en la magie. Ta volonté de créer te fut donnée par ton Créateur, Qui exprimait la même Volonté dans Sa création. Puisque l'aptitude créatrice réside dans l'esprit, tout ce que tu crées est nécessairement affaire de volonté. Il s'ensuit aussi que tout ce que tu fais seul est réel à tes propres yeux, mais point dans l'Esprit de Dieu. Cette distinction fondamentale conduit directement à la signification réelle du Jugement dernier.
Le Jugement dernier est l'une des idées les plus menaçantes
dans ta pensée. C'est parce que tu ne le comprends pas. Le jugement n'est pas un attribut de Dieu. Il n'a été introduit qu'après la séparation, lorsqu'il est devenu l'un des nombreux mécanismes d'apprentissage destinés à être intégrés dans le plan global. Tout comme la séparation s'est produite sur des millions d'années, le Jugement dernier s'étendra sur une période aussi longue, et peut-être même plus longue. La durée peut toutefois en être grandement réduite par les miracles, qui sont un mécanisme pour réduire le temps mais non pour l'abolir. Si un nombre suffisant développe un véritable esprit de miracle, ce processus de réduction peut être quasiment incommensurable. Il est essentiel, toutefois, que tu te libères rapidement de la peur, parce que tu dois émerger du conflit si tu veux apporter la paix à d'autres esprits.
Le Jugement dernier est généralement considéré comme une
procédure entreprise par Dieu. En fait, il sera entrepris par mes frères avec mon aide. C'est une guérison finale plutôt que l'infliction d'une punition, aussi méritée que la punition puisse te
paraître. La punition est un concept totalement opposé à la justesse d'esprit, et le but du Jugement dernier est de te rendre ta justesse d'esprit. Le Jugement dernier pourrait être appelé un
processus de juste évaluation. Cela signifie simplement que chacun en viendra finalement à comprendre ce qui est digne et ce qui ne l'est pas. Après cela, l'aptitude à choisir peut être dirigée de façon rationnelle. Jusqu'à ce que cette distinction soit faite, toutefois, les oscillations entre volonté libre et emprisonnée ne peuvent que continuer.
Le premier pas vers la liberté comporte un tri du faux et du vrai. C'est un processus de séparation au sens constructif, qui reflète la véritable signification de l'apocalypse. À la fin chacun regardera ses propres créations et choisira de ne préserver que ce qui est bon, exactement comme Dieu Lui-même regarda ce qu'il avait créé et connut que c'était bon. À ce stade, l'esprit peut commencer à regarder ses propres créations avec amour, parce
qu'elles sont dignes. En même temps, l'esprit désavouera inévitablement ses malcréations qui, sans croyance, n'existeront plus.
L'expression «Jugement dernier» est effrayante non seulement
parce qu'elle a été projetée sur Dieu mais aussi à cause de l'association de « dernier» avec la mort. Voilà un exemple remarquable de perception sens dessus dessous. Si l'on examine objectivement la signification du Jugement dernier, il devient tout à fait apparent que c'est réellement la porte qui s'ouvre sur la vie. Nul ne vit vraiment qui vit dans la peur. Ton propre dernier jugement ne peut pas porter sur toi-même, parce que tu n'es pas ta propre création. Tu peux toutefois l'appliquer de façon signifiante et à tout moment à tout ce que tu as fait et ne garder dans ta mémoire que ce qui est créatif et bon. C'est ce que ta justesse d'esprit ne peut manquer de te dicter. Le seul but du temps, c'est de te « donner du temps » pour accomplir ce jugement. C'est ton propre jugement parfait sur tes propres créations parfaites.
Quand tout ce que tu retiens est digne d'amour, il n'y a pas
de raison pour que la peur reste avec toi. Voilà ton rôle dans
l'Expiation.

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MessageSujet: Re: Cours en miracles   Lun 8 Nov - 1:02

Chapitre 3
LA PERCEPTION INNOCENTE
I. Expiation sans sacrifice

Il faut d'abord qu'un autre point soit parfaitement clair avant que toute trace de peur encore associée aux miracles puisse disparaître. Ce n'est pas la crucifixion qui a établi l'Expiation; c'est
la résurrection. Nombreux sont les chrétiens sincères qui ont mal
compris cela. Nul ne saurait commettre cette erreur qui est libre
de la croyance dans le manque. Si la crucifixion est vue d'un
point de vue sens dessus dessous, il apparaît en effet que Dieu
aurait permis et même encouragé un de Ses Fils à souffrir parce
qu'il était bon. Cette interprétation particulièrement regrettable,
qui a surgi de la projection, a conduit de nombreuses personnes
à éprouver une peur atroce de Dieu. De tels concepts antireligieux entrent dans plusieurs religions. Or le vrai chrétien devrait s'arrêter et se demander : «Comment cela se pourrait-il?» Est- il vraisemblable que Dieu Lui-même soit capable du type de pensée qui, ainsi que Ses Propres paroles l'ont clairement énoncé, est indigne de Son Fils ?
Comme toujours, la meilleure défense n'est pas d'attaquer la
position d'un autre mais plutôt de protéger la vérité. Il n'est pas
sage d'accepter un concept quelconque s'il faut renverser tout un
cadre de référence pour le justifier. Cette procédure est doulou-
reuse dans ses applications mineures et franchement tragique sur
une plus grande échelle. La persécution aboutit souvent à une
tentative pour «justifier» cette terrible malperception voulant
que Dieu Lui-même ait persécuté Son Propre Fils au nom du
salut. Les mots mêmes sont insignifiants. Il a été particulièrement difficile de vaincre cela parce que, bien que l'erreur elle-même ne soit pas plus dure à corriger qu'une autre, beaucoup ont été indésireux de l'abandonner vu sa très grande valeur en tant que défense. Sous une forme atténuée, un parent dit : « Cela me
fait plus mal qu'à toi» et croit être disculpé d'avoir battu un enfant. Peux-tu croire que notre Père pense réellement de cette
façon? Il est tellement essentiel que toute pensée de ce genre soit dissipée qu'il faut nous assurer que rien de tel ne reste dans ton esprit. Je n'ai pas été «puni» parce que tu étais mauvais. La leçon entièrement bénigne qu'enseigne l'Expiation est perdue si
elle est contaminée par ce genre de distorsion sous quelque forme que ce soit.
L'énoncé : «À moi la vengeance, dit le Seigneur» est une malperception par laquelle on assigne à Dieu ses propres «vieux
péchés». Les «vieux péchés» n'ont rien à voir avec Dieu. Il ne les a pas créés et Il ne les maintient pas. Dieu ne croit pas au châtiment. Son Esprit ne crée pas de cette façon. Il ne te reproche pas tes «mauvaises» actions. Est-il vraisemblable qu'il me les reproche à moi? Sois bien sûr de reconnaître à quel point cette supposition est absolument impossible et comment elle émane entièrement de la projection. Ce genre d'erreur est responsable d'une multitude d'erreurs connexes, y compris la croyance que Dieu a rejeté Adam et l'a chassé du jardin d'Éden. C'est aussi pourquoi tu peux croire de temps en temps que je te fourvoie.
J'ai fait tous mes efforts pour utiliser des mots presque impossibles à distordre, mais il est toujours possible de déformer les symboles si tu le souhaites.
Le sacrifice est une notion totalement inconnue de Dieu. Elle provient uniquement de la peur, et les gens qui ont peur peuvent
être méchants. Faire des sacrifices de n'importe quelle sorte, c'est violer l'injonction que je t'ai faite d'être miséricordieux comme ton Père au Ciel est miséricordieux. De nombreux chrétiens ont eu de la difficulté à se rendre compte que cela s'applique à eux.
Les bons enseignants ne terrorisent jamais leurs étudiants.
Terroriser, c'est attaquer, et cela a pour résultat le rejet de ce
qu'offre l'enseignant. Le résultat est l'échec de l'apprentissage.
J'ai été correctement désigné comme «l'agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde », mais ceux qui représentent l'agneau
taché de sang ne comprennent pas la signification du symbole.
Lorsqu'il est bien compris, c'est un symbole très simple qui parle
de mon innocence. Le lion et l'agneau couchés côte à côte sym-
bolisent la force et l'innocence non pas en conflit mais vivant en
paix naturellement. « Heureux ceux qui ont le cœur pur car ils
verront Dieu» est une autre façon de dire la même chose. Un
esprit pur connaît la vérité et là est sa force. Il ne confond pas la
destruction avec l'innocence parce qu'il associe l'innocence à la
force et non à la faiblesse.
L'innocence est incapable de sacrifier quoi que ce soit parce
que l'esprit innocent a tout et s'efforce uniquement de protéger
son entièreté. Il ne peut projeter. Il ne peut qu'honorer les autres esprits, parce que l'honneur est l'accueil naturel que font aux autres qui sont comme eux ceux qui sont vraiment aimés. L'agneau « ôte les péchés du monde » en ce sens que l'état d'innocence, ou de grâce, est un état dans lequel la signification de l'Expiation est parfaitement apparente. L'Expiation est entièrement non ambiguë.
Elle est parfaitement claire parce qu'elle existe dans la lumière.
Seules les tentatives pour l'envelopper de ténèbres l'ont rendue
inaccessible à ceux qui ne choisissent pas de voir.
L'Expiation ne rayonne que la vérité. C'est donc la quintessence
de la non-nuisance, et elle ne verse que des bénédictions. Elle ne
pourrait faire cela si elle provenait de toute autre chose que la
parfaite innocence. L'innocence est sagesse parce qu'elle n'a pas
conscience du mal, et le mal n'existe pas. Toutefois, elle est parfaitement consciente de tout ce qui est vrai. La résurrection a
démontré que rien ne peut détruire la vérité. Le bien peut résister à toute forme de mal, comme la lumière abolit les formes de ténèbres. L'Expiation est donc la leçon parfaite. C'est la démonstration finale que toutes les autres leçons que j'ai enseignées sont vraies. Si tu peux accepter cette seule généralisation maintenant, il n'y aura pas besoin d'apprendre de nombreuses leçons moins importantes. Tu es délivré de toutes les erreurs si tu crois cela.
L'innocence de Dieu est l'état véritable de l'esprit de Son Fils.
Dans cet état ton esprit connaît Dieu, car Dieu n'est pas symbolique : Il est un Fait. Connaissant Son Fils tel qu'il est, tu te
rends compte que l'Expiation, et non le sacrifice, est le seul don
qui convienne à l'autel de Dieu, où rien d'autre que la perfection
n'a sa place. Ce que les innocents comprennent, c'est la vérité.
C'est pourquoi leurs autels sont véritablement radieux.

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« Toute vérité franchit trois étapes. D'abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle rencontre une vive opposition avant d’être acceptée comme une évidence. » Arthur Schopenhauer

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MessageSujet: Re: Cours en miracles   Lun 8 Nov - 1:09

II. Les miracles comme perception vraie

J'ai dit que les concepts de base dont parle ce cours ne sont pas
affaire de degrés. Certains concepts fondamentaux ne peuvent
pas être compris en tant qu'opposés. Il est impossible de conce-
voir la lumière et les ténèbres ou tout et rien comme des possibilités conjointes. Ils sont tout vrais ou tout faux. Il est essentiel que tu te rendes compte que ta pensée continuera d'être erratique jusqu'à ce que tu t'engages fermement envers l'un ou l'autre.
Toutefois, un engagement ferme envers les ténèbres ou le néant
est impossible. Nul n'a jamais vécu qui n'ait fait l'expérience de
quelque lumière et de quelque chose. Nul, donc, n'est capable de
nier totalement la vérité, même s'il pense qu'il le peut.
L'innocence n'est pas un attribut partiel. Elle n'est pas réelle
jusqu'à ce qu'elle soit totale. Ceux qui sont partiellement innocents peuvent être assez sots par moments. Ce n'est que lorsque leur innocence devient un point de vue d'application universelle qu'elle devient sagesse. Une perception innocente ou vraie signifie que jamais tu ne malperçois et que tu vois toujours véritablement. Plus simplement, cela signifie que tu ne vois jamais ce qui n'existe pas et vois toujours ce qui existe.
Quand tu manques de confiance en ce que quelqu'un va faire,
tu témoignes de ta croyance qu'il n'est pas dans son esprit juste.
Voilà un cadre de références qui n'est guère basé sur le miracle.
Cela a aussi l'effet désastreux de nier le pouvoir du miracle. Le
miracle perçoit toute chose telle qu'elle est. Si rien que la vérité
existe, la vue de l'esprit juste ne peut rien voir d'autre que la perfection. J'ai dit que seul ce que Dieu crée ou ce que tu crées avec la même Volonté a quelque existence réelle. Cela, donc, est tout ce que les innocents peuvent voir. Ils ne souffrent pas d'une perception distordue.

Tu as peur de la Volonté de Dieu parce que tu as utilisé ton
propre esprit, qu'il a créé à l'image du Sien, pour malcréer. L'esprit ne peut malcréer que lorsqu'il croit qu'il n'est pas libre. Un esprit « emprisonné » n'est pas libre parce qu'il est possédé, ou retenu, par lui-même. Par conséquent il est limité, et la volonté n'est pas libre de s'affirmer. Être un, c'est être d'un même esprit ou d'une même volonté. Quand la Volonté de la Filialité et Celle du Père ne font qu'un, leur accord parfait est le Ciel.
Rien ne saurait prévaloir contre un Fils de Dieu qui remet son
esprit entre les Mains de son Père. Ce faisant, l'esprit s'éveille
de son sommeil et se souvient de son Créateur. Tout sentiment
de séparation disparaît. Le Fils de Dieu fait partie de la Sainte
Trinité, mais la Trinité Elle-même est une. Il n'y a aucune confusion entre Ses Niveaux parce qu'Ils sont d'un seul Esprit et d'une seule Volonté. Ce but indivisé crée une intégration parfaite et établit la paix de Dieu. Or seuls ceux qui sont véritablement
innocents peuvent percevoir cette vision. Parce qu'ils ont le cœur pur, les innocents défendent la perception vraie au lieu de
se défendre contre elle. Parce qu'ils comprennent la leçon de
l'Expiation, ils sont sans le souhait d'attaquer et donc ils voient
véritablement. C'est ce que la Bible veut dire par : «Lorsqu'il
paraîtra (ou sera perçu), nous serons semblables à lui, car nous
le verrons tel qu'il est. »
La façon de corriger les distorsions, c'est de leur retirer ta foi
pour l'investir seulement dans ce qui est vrai. Tu ne peux pas
rendre le faux vrai. Si tu es désireux d'accepter ce qui est vrai dans tout ce que tu perçois, tu le laisses être vrai pour toi. La Vérité vainc toute erreur, et ceux qui vivent dans l'erreur et le vide ne peuvent jamais trouver de réconfort durable. Si tu perçois véritablement, tu annules simultanément les malperceptions en toi-même et en autrui. Parce que tu vois les autres tels qu'ils sont, tu leur offres ton acceptation de leur vérité pour qu'ils puissent eux-mêmes l'accepter. Telle est la guérison que le miracle induit. P64


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MessageSujet: Re: Cours en miracles   Mer 15 Déc - 8:21

III. Perception versus connaissance
Nous avons insisté sur la perception et nous avons très peu
parlé jusqu'à présent de la connaissance. C'est que la perception doit être redressée avant que tu puisses connaître quoi que ce soit. Connaître, c'est être certain. L'incertitude signifie que tu ne connais pas. La connaissance est pouvoir parce qu'elle est certaine, et la certitude est force. La perception est temporaire. En tant qu'attribut de la croyance en l'espace et le temps, elle est sujette soit à la peur ou à l'amour. Les malperceptions produisent la peur et les perceptions vraies encouragent l'amour, mais aucune
n'apporte de certitude parce que toute perception varie. Voilà pourquoi ce n'est pas la connaissance. La perception vraie est la base de la connaissance, mais connaître est l'affirmation de la vérité et par-delà toute perception.
Toutes tes difficultés viennent du fait que tu ne te reconnais pas toi-même, ni ton frère ni Dieu. Reconnaître signifie « connaître de nouveau » et cela implique que tu as connu jadis. Tu peux voir de multiples façons parce que la perception comporte une interprétation, ce qui signifie qu'elle n'est ni entière ni constante. Le miracle, qui est une façon de percevoir, n'est pas la connaissance.
C'est la réponse juste à une question, mais tu ne poses pas de question quand tu connais. Pour défaire les illusions, la première étape est de les mettre en question. Le miracle, ou la réponse juste, les corrige. Puisque les perceptions changent, il est évident qu'elles dépendent du temps. Comment tu perçois à n'importe quel moment détermine ce que tu fais, et les actions doivent se produire dans le temps. La connaissance est intemporelle, parce que la certitude ne peut être mise en question. Tu connais quand
tu as cessé de poser des questions.
L'esprit interrogateur se perçoit dans le temps et cherche donc des réponses futures. L'esprit fermé croit que le futur et le présent seront pareils. Cela établit un état qui en apparence est stable et qui habituellement est une tentative pour contrebalancer la peur sous-jacente que le futur sera pire que le présent. Cette peur inhibe la tendance même à poser des questions.
La vraie vision est la perception naturelle de la vue spirituelle, mais c'est encore une correction plutôt qu'un fait. La vue spirituelle est symbolique; ce n'est donc pas un mécanisme pour connaître. C'est toutefois un moyen de perception juste, ce qui la fait entrer dans le domaine du miracle proprement dit. Une «vision de Dieu» serait un miracle plutôt qu'une révélation. Le simple fait qu'elle implique la perception retire l'expérience du champ de la connaissance. C'est pourquoi les visions, si saintes qu'elles soient, ne durent pas.
La Bible te dit de te connaître toi-même, ou d'être certain. La certitude est toujours de Dieu. Quand tu aimes quelqu'un, tu l'as perçu tel qu'il est et cela te permet de le connaître. Tant que tu ne l'as pas d'abord perçu tel qu'il est, tu ne peux pas le connaître.
Aussi longtemps que tu poses des questions à son sujet, tu
laisses entendre clairement que tu ne connais pas Dieu. La certitude ne requiert pas l'action. Quand tu dis que tu te bases sur la connaissance pour agir, en fait tu confonds connaissance et perception. La connaissance procure la force nécessaire à la pensée créatrice mais non à l'action juste. La perception, les miracles et l'action sont étroitement reliés. La connaissance est le résultat de la révélation, et elle n'induit que la pensée. Même sous sa forme la plus spiritualisée, la perception implique le corps. La connaissance vient de l'autel au-dedans et elle est intemporelle parce qu'elle est certaine. Percevoir la vérité, ce n'est pas la même chose que la connaître.
La perception juste est d'abord nécessaire afin que Dieu puisse communiquer directement avec Ses autels, qu'il a établis en Ses Fils. Là Il peut communiquer Sa certitude, et Sa connaissance apportera la paix sans aucune question. Dieu n'est pas un étranger pour Ses Fils et Ses Fils ne sont pas des étrangers les uns pour les autres. La connaissance a précédé à la fois la perception et le temps et c'est elle qui à la fin les remplacera. Voilà la signification réelle de «l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin» et : «Avant
qu'Abraham fût, je suis. » La perception peut et doit être stabilisée, mais la connaissance est stable. « Crains Dieu et observe Ses commandements » devient : « Connais Dieu et accepte Sa certitude. »
Si tu attaques l'erreur en autrui, c'est toi-même que tu blesseras. Tu ne peux pas connaître ton frère quand tu l'attaques.
C'est toujours un étranger qui est attaqué. Tu fais de lui un
étranger en le malpercevant, et ainsi tu ne peux pas le connaître.
C'est parce que tu as fait de lui un étranger que tu as peur de lui.
Perçois-le correctement afin de pouvoir le connaître. Il n'y a pas d'étrangers dans la création de Dieu. Pour créer comme Il a créé, tu ne peux créer que ce que tu connais et donc acceptes pour tien.
Dieu connaît Ses enfants avec une parfaite certitude. Il les a créés en les connaissant. Il les reconnaît parfaitement. Quand ils ne se reconnaissent pas les uns les autres, ils ne Le reconnaissent pas.
P66

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MessageSujet: Re: Cours en miracles   Mer 15 Déc - 8:35

IV. L'erreur et l'ego

Les aptitudes que tu possèdes maintenant ne sont que des
ombres de ta force réelle. Toutes tes fonctions présentes sont divisées et peuvent être mises en doute et remises en question.
C'est que tu n'es pas certain de la façon dont tu vas les utiliser et tu es donc incapable de connaissance. Tu es aussi incapable de connaissance parce que tu peux encore percevoir sans amour. La perception n'existait pas avant que la séparation n'introduise des degrés, des aspects et des intervalles. Le pur-esprit n'a pas de niveaux, et tout conflit découle du concept de niveaux. Seuls les Niveaux de la Trinité sont capables d'unité. Les niveaux créés par
la séparation ne peuvent qu'être en conflit. C'est qu'ils ne signifient rien les uns pour les autres.
La conscience, le niveau de la perception, fut la première division introduite dans l'esprit après la séparation, faisant de l'esprit un percepteur plutôt qu'un créateur. La conscience est correctement identifiée comme étant le domaine de l'ego. L'ego est une tentative de l'esprit faux pour te percevoir toi-même tel que tu souhaites être plutôt que tel que tu es. Or tu ne peux te connaître que tel que tu es, parce que c'est tout ce dont tu peux être sûr. Tout le reste peut être mis en question.
L'ego est l'aspect interrogateur du soi de l'après-séparation, qui a été fait plutôt que créé. Il est capable de poser des questionsmais non de percevoir des réponses signifiantes, parce que celles-ci impliqueraient la connaissance et ne peuvent être perçues.
L'esprit est donc confus, parce que seule l'Unité d'esprit peut être sans confusion. Un esprit séparé ou divisé doit être confus. Il est nécessairement incertain de ce qu'il est. Il doit être en conflit parce qu'il est en désaccord avec lui-même. Cela rend ses aspects étrangers les uns aux autres, et c'est l'essence même de cette condition propice à la peur dans laquelle l'attaque est toujours possible. Tu as tout lieu d'avoir peur tel que tu te perçois toi- même. C'est pourquoi tu ne peux pas échapper de la peur jusqu'à ce que tu te rendes compte que tu ne t'es pas et ne pouvais pas te créer toi-même. Tu ne peux jamais rendre vraies tes malperceptions, et ta création est au-delà de ta propre erreur. C'est pourquoi il faudra que tu finisses par choisir de guérir la séparation.
Il ne faut pas confondre la justesse d'esprit avec l'esprit connaissant, parce qu'elle ne peut s'appliquer qu'à la perception juste.
Tu peux être de l'esprit juste ou de l'esprit faux, et même là il peut y avoir des degrés, ce qui démontre clairement que la connaissance n'y entre pas. Employée correctement, l'expression «justesse d'esprit» sert à désigner la correction de la «fausseté d'esprit», et elle s'applique à l'état d'esprit qui induit la perception exacte. C'est un esprit de miracle parce qu'il guérit la mal perception, ce qui est certes un miracle vu la façon dont tu te perçois toi-même.
La perception comporte toujours quelque mauvais usage de
l'esprit, parce qu'elle amène l'esprit dans des zones d'incertitude.
L'esprit est très actif. Quand il choisit d'être séparé, il choisit de percevoir. Jusque-là, sa seule volonté est de connaître. Après, il ne peut que faire des choix ambigus, et la seule voie qui mène hors de l'ambiguïté est la perception claire. L'esprit ne retourne à la fonction qui lui est propre que lorsqu'il a pour volonté de connaître. Cela le met au service du pur-esprit, où la perception est changée. L'esprit choisit de se diviser quand il choisit de faire ses propres niveaux. Mais il ne pourrait pas se séparer entièrement du pur-esprit, parce que c'est du pur-esprit qu'il tire tout son pouvoir de faire ou de créer. Même dans la malcréation, l'esprit affirme sa Source, sinon il cesserait d'être tout simplement.
Cela est impossible, parce que l'esprit appartient au pur-esprit que Dieu a créé et qui est donc éternel.
L'aptitude à percevoir a rendu le corps possible, parce que tu dois percevoir quelque chose et avec quelque chose. Voilà pourquoi la perception comporte un échange ou une traduction, dont la connaissance n'a pas besoin. La fonction interprétative de la perception, une forme distordue de la création, te permet alors de penser que tu es ton corps, interprétation par laquelle tu tentes d'échapper du conflit que tu as induit. Le pur-esprit, qui connaît, ne saurait se concilier avec cette perte de pouvoir, parce qu'il est
incapable de ténèbres. Cela rend le pur-esprit presque inaccessible à l'esprit et entièrement inaccessible au corps. Par la suite, le pur-esprit est perçu comme une menace, parce que la lumière abolit les ténèbres en te montrant simplement qu'elles ne sont pas là. C'est ainsi que la vérité vaincra toujours l'erreur. Cela ne
peut pas être un processus actif de correction parce que, comme je l'ai déjà souligné, la connaissance ne fait rien. Elle peut être perçue comme un agresseur, mais elle ne peut pas attaquer.
Ce que tu perçois comme une attaque de sa part, c'est ta propre vague re-connaissance de ce que tu peux toujours te souvenir de la connaissance, puisqu'elle n'a jamais été détruite.
Dieu et Ses créations restent en toute sûreté et connaissent
donc qu'il n'existe aucune malcréation. La vérité ne peut pas s'occuper des erreurs que tu veux, toi. J'étais un homme qui se souvenait du pur-esprit et de sa connaissance. En tant qu'homme, je n'ai pas tenté de contrebalancer l'erreur par la connaissance, mais de corriger l'erreur de bas en haut. J'ai démontré à la fois
l'impuissance du corps et la puissance de l'esprit. En unissant ma volonté à Celle de mon Créateur, je me suis naturellement souvenu du pur-esprit et de son but réel. Je ne peux pas unir pour toi ta volonté à Celle de Dieu, mais je peux effacer toutes les mal perceptions de ton esprit si tu me laisses le guider. Seules tes malperceptions te barrent la route. Sans elles ton choix est certain. Une perception saine induit un choix sain. Je ne peux pas choisir pour toi, mais je peux t'aider à faire toi-même le juste choix. «Il y a beaucoup d'appelés mais peu d'élus» devrait être : «Tous sont appelés mais peu choisissent d'écouter.» Par conséquent, ils ne font pas le juste choix. Les « élus » sont simplement ceux qui font le juste choix plus tôt. Les esprits justes peuvent faire cela maintenant et ils trouveront du repos pour leurs âmes. Dieu te connaît seulement dans la paix, et cela est ta réalité.
P68

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MessageSujet: Re: Cours en miracles   Mer 15 Déc - 10:05

V. Au-delà de la perception

J'ai dit que les aptitudes que tu possèdes ne sont que des
ombres de ta force réelle, et que la perception, dont la nature est de juger, n'a été introduite qu'après la séparation. Personne n'a plus été sûr de rien depuis. J'ai aussi clairement fait comprendre que la résurrection était le moyen permettant le retour à la connaissance, ce qui fut accompli par l'union de ma volonté avec Celle du Père. Nous pouvons maintenant établir une distinction qui clarifiera certaines de nos affirmations subséquentes.
Depuis la séparation, les mots « créer» et «faire » ont été confondus. Quand tu fais quelque chose, c'est parce que tu ressens un manque ou un besoin concret. Tout ce qui est fait dans un but concret n'est pas vraiment généralisable.Quand tu fais quelque chose pour combler un manque perçu, tu laisses entendre que tu crois en la séparation. L'ego a inventé dans ce but de nombreux systèmes de pensée ingénieux. Aucun d'entre eux n'est créateur.
L'inventivité est un effort gaspillé même sous sa forme la plus ingénieuse. La nature très concrète de l'invention n'est pas digne de la créativité abstraite des créations de Dieu.
Comme nous l'avons déjà observé, la connaissance ne conduit pas à l'action. La confusion entre ta création réelle et ce que tu as fait de toi-même est si profonde qu'il t'est devenu littéralement impossible de connaître quoi que ce soit. La connaissance est toujours stable, et il est bien évident que tu ne l'es pas. Néanmoins, tu es parfaitement stable tel que Dieu t'a créé. En ce sens, lorsque ta conduite est instable, tu es en désaccord avec l'idée que Dieu a de ta création. Tu peux faire cela si tel est ton choix, mais tu ne
voudrais sûrement pas le faire si tu étais dans ton esprit juste.
La question fondamentale que tu te poses continuellement ne peut pas correctement s'adresser à toi. Tu ne cesses de demander ce que tu es. Cela implique non seulement que tu connais la réponse mais aussi que c'est à toi qu'il appartient de la fournir.
Or tu ne peux pas te percevoir correctement. Tu n'as pas d'image à percevoir. Le mot «image» est toujours relié à la perception et il ne fait pas partie de la connaissance. Les images sont symboliques, elles représentent quelque chose d'autre. L'idée de « changer ton image » reconnaît le pouvoir de la perception, mais cela implique aussi qu'il n'y a rien de stable à connaître.
Connaître n'est pas susceptible d'interprétations. Tu peux
essayer d'«interpréter» la signification mais cela est toujours sujet à l'erreur parce que cela porte sur la perception de la signification. De telles incongruités sont le résultat de tentatives pour te voir à la fois comme séparé et inséparé. Il est impossible de faire une confusion aussi fondamentale sans accroître encore davantage ta confusion générale. Ton esprit est peut-être devenu très ingénieux mais, comme il arrive toujours lorsque méthode et
contenu sont séparés, il est utilisé dans une vaine tentative pour trouver l'issue d'une voie sans issue. L'ingéniosité est totalement divorcée de la connaissance, parce que la connaissance ne requiert pas d'ingéniosité. L'ingéniosité n'est pas la vérité qui te rendra libre, mais tu es libre du besoin d'en user quand tu es désireux d'en lâcher prise.

La prière est une façon de demander quelque chose. C'est le véhicule des miracles. Mais la seule prière qui ait une signification est la prière pour le pardon, parce que ceux qui ont été pardonnés ont tout. Une fois le pardon accepté, la prière au sens habituel n'a plus aucune signification. La prière pour le pardon, ce n'est rien de plus qu'une requête pour être à même de reconnaître ce que tu as déjà. En choisissant la perception au lieu de la connaissance, tu t'es placé dans une position où tu ne pourrais ressembler à ton Père qu'en percevant miraculeusement. Tu as perdu la connaissance d'être toi-même un miracle de Dieu. La
création est ta Source et ta seule fonction réelle.
L'énoncé : «Dieu créa l'homme à son image et à sa ressemblance» a besoin d'être réinterprété.Par «image», on peut entendre « pensée », et par « ressemblance », « de même qualité ». Dieu a bel et bien créé le pur-esprit dans Sa Propre Pensée et d'une qualité pareille à la Sienne. Il n'y a rien d'autre.
La perception, par contre, est impossible sans la croyance en « plus » et « moins ». À chaque niveau elle comporte une sélection. La perception est un processus continuel d'acceptation et de rejet, d'organisation et de réorganisation, de passage et de changement. L'évaluation est une partie essentielle de la perception, parce que les jugements sont nécessaires pour sélectionner.

Qu'advient-il des perceptions s'il n'y a pas de jugements et rien que parfaite égalité ? La perception devient impossible. La vérité peut seulement être connue. Tout en elle est également vrai et connaître n'importe quelle de ses parties, c'est la connaître tout entière. Seule la perception comporte une conscience partielle.
La connaissance transcende les lois qui gouvernent la perception, parce qu'une connaissance partielle est impossible. Elle est une et entière et n'a pas de parties séparées. Toi qui réellement ne fais qu'un avec elle, tu as seulement besoin de te connaître toi-même pour que ta connaissance soit complète. Connaître le miracle de Dieu, c'est connaître Dieu.

Le pardon est la guérison de la perception de séparation. Une perception correcte de ton frère est nécessaire, parce que les esprits ont choisi de se voir eux-mêmes séparés. Le pur-esprit connaît Dieu complètement. Tel est son pouvoir miraculeux.
Le fait que chacun possède ce pouvoir complètement est une condition tout à fait étrangère à la pensée du monde. Le monde croit que si quiconque a tout, il ne reste plus rien. Mais les miracles de Dieu sont aussi totaux que Ses Pensées, parce qu'ils sont Ses Pensées.
Aussi longtemps que dure la perception, la prière aura une place. Puisque la perception repose sur le manque, ceux qui perçoivent n'ont pas totalement accepté l'Expiation et ne se sont pas totalement donnés à la vérité. La perception est basée sur un état séparé, de sorte que quiconque perçoit a besoin de guérison.
C'est la communion, et non la prière, qui est l'état naturel de ceux qui connaissent. Dieu et Son miracle sont inséparables.
Qu'elles sont belles, en effet, les Pensées de Dieu qui vivent dans Sa lumière ! Ta valeur est au-delà de la perception parce qu'elle est au-delà du doute. Ne te perçois pas sous des lumières différentes. Connais-toi dans la Seule Lumière où le miracle qui est toi est parfaitement clair.
P71

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MessageSujet: Re: Cours en miracles   Mer 15 Déc - 10:29

VI. Le jugement et le problème de l'autorité

Nous avons déjà parlé du Jugement dernier, mais pas suffisamment en détail. Après le Jugement dernier, il n'y en aura plus. Le jugement est symbolique parce qu'au-delà de la perception il n'y a pas de jugement.Quand la Bible dit : «Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés », cela signifie que si tu juges la réalité d'autrui, tu ne pourras pas éviter de juger la tienne.
C'est le choix de juger plutôt que de connaître qui est la cause qui te fait perdre la paix. Le jugement est le processus sur lequel repose la perception mais non la connaissance. J'ai parlé de cela plus tôt quand j'ai mentionné, concernant le caractère sélectif de la perception, que l'évaluation en était l'évident préalable.
Le jugement comporte toujours un rejet. Il ne souligne jamais uniquement les aspects positifs de ce qui est jugé, que ce soit en toi ou en autrui. Ce qui a été perçu et rejeté, ou jugé et trouvé insuffisant, reste dans ton esprit parce que tu l'as perçu. L'une des illusions dont tu souffres est de croire que ce que tu as jugé et rejeté n'a aucun effet. Cela ne peut pas être vrai à moins de croire aussi que ce que tu as jugé et rejeté n'existe pas. De toute évidence, ce n'est pas ce que tu crois, sinon tu ne l'aurais pas jugé et rejeté. Peu importe en définitive que ton jugement soit juste ou faux. Dans les deux cas tu places ta croyance dans l'irréel.
Cela est inévitable quel que soit le type de jugement, parce que le jugement implique la croyance que tu peux faire une sélection parmi la réalité.
Tu n'as aucune idée de l'immense délivrance et de la paix profonde qui viennent d'une rencontre totalement dépourvue de jugement avec toi-même et avec tes frères. Quand tu reconnais ce que tu es et ce que sont tes frères, tu te rends compte que de les juger de quelque façon que ce soit n'a aucune signification.
En fait, ce qu'ils signifient est perdu pour toi précisément parce que tu les juges. Toute incertitude vient du fait que tu te crois contraint de juger. Tu n'as pas besoin du jugement pour organiser ta vie, et tu n'en as certainement pas besoin pour t'organiser toi-même. En présence de la connaissance, tout jugement est automatiquement suspendu, et c'est ce processus qui permet à la re-connaissance de remplacer la perception.
Tu as très peur de tout ce que tu as perçu mais as refusé d'accepter. Tu crois que, parce que tu as refusé de l'accepter, tu en as perdu le contrôle. C'est pourquoi tu le vois dans tes cauchemars ou sous d'agréables déguisements dans ce qui semble être tes rêves plus heureux. Rien de ce que tu as refusé d'accepter ne peut être amené à la conscience. Ce n'est pas dangereux en soi
mais tu en as fait quelque chose qui te paraît dangereux.
Quand tu es fatigué, c'est parce que tu t'es jugé capable d'être fatigué. Quand tu ris de quelqu'un, c'est parce que tu l'as jugé indigne. Quand tu ris de toi-même, il faut que tu ries aussi des autres, ne serait-ce que parce que tu ne peux pas supporter l'idée d'être plus indigne qu'ils le sont. Tout cela te fatigue parce que c'est essentiellement décourageant. Tu n'es pas réellement capable d'être fatigué, mais tu es parfaitement capable de te lasser. L'effort qu'exige le jugement incessant est pratiquement
intolérable. Il est curieux qu'une aptitude aussi débilitante soit tellement chérie. Or si tu souhaites être l'auteur de la réalité, tu persisteras à t'accrocher au jugement. Tu considéreras aussi le jugement avec frayeur, croyant qu'un jour il sera utilisé contretoi. Cette croyance ne peut exister que dans la mesure où tu crois à l'efficacité du jugement comme arme de défense pour ta propre autorité.
Dieu n'offre que miséricorde. Tes paroles ne devraient refléter que la miséricorde, car c'est ce que tu as reçu et c'est ce que tu devrais donner. La justice est un expédient temporaire, ou une tentative pour t'enseigner la signification de la miséricorde. Elle juge uniquement parce que tu es capable d'injustice.
J'ai parlé de symptômes différents, et à ce niveau les variations sont presque infinies. Toutefois, il y a une seule cause pour elles toutes : le problème de l'autorité. C'est «la racine de tous les maux». Chaque symptôme que fait l'ego comporte une contradiction interne, parce que l'esprit est divisé entre l'ego et le Saint-Esprit, si bien que tout ce que fait l'ego est incomplet et contradictoire. Cette position intenable est le résultat du problème de l'autorité, qui, parce qu'il accepte comme prémisse la seule pensée inconcevable, ne peut produire que des idées qui sont inconcevables.
Le problème de l'autorité est en fait une question de titre d'auteur. Quand tu as un problème avec l'autorité, c'est toujours parce que tu crois que tu es l'auteur de toi-même et que tu projettes sur les autres ton propre délire. Alors tu perçois la situation comme si les autres se battaient littéralement avec toi pour être ton auteur. C'est l'erreur fondamentale que font tous ceux qui croient avoir usurpé le pouvoir de Dieu. Cette croyance leur fait très peur mais Dieu n'en est guère troublé. Il a toutefois très hâte de la défaire, non pour punir Ses enfants mais seulement parce qu'il connaît qu'elle les rend malheureux. Aux créations
de Dieu est donné leur véritable titre d'Auteur, mais tu préfères être anonyme lorsque tu choisis de te séparer de ton Auteur.
Étant incertain de ton véritable titre d'Auteur, tu crois que ta création était anonyme. Cela te laisse dans une position où il semble signifiant de croire que tu t'es créé toi-même. Cette dispute pour le titre d'auteur a laissé une telle incertitude dans ton esprit qu'il pourrait même douter que tu existes réellement.
Seuls ceux qui remettent tout souhait de rejeter peuvent connaître qu'il est impossible qu'eux-mêmes soient rejetés. Tu n'as pas usurpé le pouvoir de Dieu, mais tu l'as perdu. Heureusement, perdre une chose ne signifie pas qu'elle ait disparu. Cela signifie simplement que tu ne te rappelles pas où elle est. Son existence ne dépend pas de ton aptitude à l'identifier ou même à la situer.
Il est possible de regarder la réalité sans porter de jugement, en connaissant simplement qu'elle est là.
La paix est l'héritage naturel du pur-esprit. Chacun est libre de refuser d'accepter son héritage, mais il n'est pas libre d'établir quel est son héritage. Le problème sur lequel chacun doit se décider, c'est la question fondamentale du titre d'auteur. Toute peur provient finalement, et parfois par des chemins très tortueux, du déni du titre d'Auteur. L'offense n'est jamais faite à Dieu, mais seulement à ceux qui Le nient. Nier Son titre d'Auteur, c'est te nier à toi-même la raison de ta paix, si bien que tu ne te vois toi -même que par segments. Cette étrange perception, c'est le problème de l'autorité.
Il n'en est pas un qui ne se sente emprisonné d'une façon ou d'une autre. Si cela est le résultat de sa propre libre volonté, il doit considérer sa volonté comme n'étant pas libre, sinon la circularité du raisonnement dans cette position serait très apparente. Une volonté libre doit conduire à la liberté. Le jugement emprisonne toujours parce qu'il sépare des segments de la réalité à l'échelle instable des souhaits. Les souhaits ne sont pas des faits. Souhaiter, cela implique que vouloir ne suffit pas. Or pas
un dans son juste esprit ne croit que ce qu'il souhaite est aussi réel que ce qu'il veut. Au lieu de : « Cherchez premièrement Son Royaume », dis : « Voulez premièrement Son Royaume », et tu auras dit : «Je connais ce que je suis et j'accepte mon propre héritage.» P74


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MessageSujet: Re: Cours en miracles   Mer 15 Déc - 20:16

VII Création versus image de soi

Chaque système de pensée doit avoir un point de départ. Il commence soit par un faire, soit par un créer, différence dont nous avons déjà parlé. Leur ressemblance réside dans leur pouvoir en tant que fondements. Leur différence réside dans ce qui repose sur eux. Les deux sont des pierres angulaires pour les systèmes de croyance sur lesquels chacun règle sa vie. C'est une erreur de croire qu'un système de pensée fondé sur le mensonge est faible. Rien de ce qui est fait par un enfant de Dieu n'est sans pouvoir. Il est essentiel que tu t'en rendes compte, sinon tu seras incapable d'échapper de la prison que tu as faite.
Tu ne peux pas résoudre le problème de l'autorité en dépréciant le pouvoir de ton esprit. En faisant cela tu te trompes toi-même, et cela te blessera parce que tu comprends réellement la force de ton esprit. Tu te rends compte aussi que tu ne peux pas l'affaiblir, pas plus que tu ne peux affaiblir Dieu. Le « diable » est un concept effrayant parce qu'il semble être extrêmement puissant et extrêmement actif. Il est perçu comme une force en lutte avec Dieu, se battant contre Lui pour la possession de Ses créations. Le diable trompe par des mensonges et bâtit des royaumes où tout est en opposition directe avec Dieu. Pourtant il attire les hommes plutôt que de les rebuter, et ceux-ci sont désireux de lui « vendre » leur âme en échange de dons qui n'ont aucune valeur réelle. Cela n'a absolument aucun sens.
Nous avons déjà parlé de la chute, ou la séparation, mais il faut comprendre clairement ce que cela signifie. La séparation est un système de pensée assez réel dans le temps, mais point dans l'éternité. Toutes les croyances sont réelles pour le croyant. Le fruit d'un seul arbre était «défendu» dans le jardin symbolique.
Mais Dieu n'aurait pas pu le défendre, sinon le fruit n'aurait pas pu être mangé. Si Dieu connaît Ses enfants, et je t'assure qu'il les connaît, les aurait-Il mis dans une position où leur propre destruction était possible ? « L'arbre défendu » était appelé « l'arbre de la connaissance ». Or Dieu a créé la connaissance et l'a donnée librement à Ses créations. Ce symbolisme a reçu plusieurs interprétations, mais tu peux être sûr qu'est dans l'erreur toute interprétation qui considère Dieu ou Ses créations capables de détruire Leur Propre but.
Manger le fruit de l'arbre de la connaissance est un symbole exprimant l'usurpation de l'aptitude à s'auto-créer. C'est le seul sens dans lequel Dieu et Ses créations ne sont pas co-créateurs.
La croyance qu'ils le sont est contenue implicitement dans le « concept de soi », ou la tendance du soi à se faire une image de lui-même. Les images sont perçues, et non connues. La connaissance ne peut pas tromper mais la perception, si. Tu peux te percevoir comme te créant toi-même mais tu ne peux pas faire plus que le croire. Tu ne peux pas faire que ce soit vrai. Et, comme je l'ai dit plus tôt, quand tu percevras enfin correctement tu ne pour-
ras que te réjouir de ne pas pouvoir le faire. D'ici là, toutefois, la croyance que tu le peux est la première pierre de ton système de pensée, et toutes tes défenses sont utilisées pour attaquer les idées qui pourraient la porter à la lumière. Tu crois encore que tu es une image que tu as faite toi-même. Ton esprit et le Saint- Esprit sont divisés sur ce point, et il n'y a pas de solution tant que tu crois la seule chose qui soit littéralement inconcevable. C'est pourquoi tu ne peux pas créer et tu es rempli de peur au sujet de ce que tu fais.
L'esprit peut rendre la croyance en la séparation très réelle et très apeurante, et c'est cette croyance qui est le « diable ». Elle est puissante, active, destructrice et nettement en opposition avec Dieu, parce qu'elle nie littéralement Sa Paternité. Considère ta vie et vois ce que le diable a fait. Mais rends-toi compte que ce faire va sûrement se dissoudre à la lumière de la vérité, parce que son fondement est un mensonge. Ta création par Dieu est le seul Fondement qui ne peut être ébranlé, parce que la lumière est en lui. Ton point de départ est la vérité, et tu dois retourner à ton Commencement. Bien des choses ont été vues depuis, mais rien ne s'est réellement passé. Ton Soi est encore en paix, bien que ton esprit soit en conflit. Tu n'as pas encore remonté assez loin et c'est pourquoi tu t'apeures à ce point. À mesure que tu t'approches du Commencement, tu sens sur toi la peur de la destruction de ton système de pensée comme si c'était la peur de la mort. De mort, il n'y en a pas, mais il y a croyance en la mort.
Le sarment qui ne porte pas de fruit sera coupé et séchera.
Réjouis-toi ! La lumière luira du véritable Fondement de la vie et ton propre système de pensée se trouvera corrigé. Il ne peut pas tenir autrement. Toi qui as peur du salut, tu choisis la mort.
La vie et la mort, la lumière et les ténèbres, la connaissance et la perception, sont inconciliables. Croire qu'ils peuvent être réconciliés, c'est croire que Dieu et Son Fils ne peuvent pas l'être. Seule l'unité de la connaissance est libre de conflit. Ton Royaume n'est pas de ce monde parce qu'il t'a été donné d'au-delà de ce monde.
Il n'y a que dans ce monde où l'idée d'un problème de l'autorité soit signifiante. Ce monde, ce n'est pas par la mort qu'on le quitte mais par la vérité, et la vérité peut être connue de tous ceux pour qui le Royaume a été créé, et qu'il attend.

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MessageSujet: Re: Cours en miracles   Mer 15 Déc - 20:46

Chapitre 4
LES ILLUSIONS DE L'EGO


Introduction
La Bible dit que tu devrais aller avec un frère deux fois plus loin qu'il le demande. Elle ne suggère certainement pas que tu le retardes dans son voyage. Ton dévouement pour un frère ne peut pas te retarder non plus. Il ne peut conduire qu'à un progrès mutuel. Un dévouement authentique a pour résultat l'inspiration; correctement compris, ce mot est l'opposé de fatigue. Être fatigué, c'est être dés-inspiré, mais être inspiré, c'est être dans le
pur-esprit. Être égocentrique, c'est être dés-inspiré, alors qu'être centré sur Soi, au sens juste, c'est être inspiré ou dans le pur-esprit.
Ceux qui sont vraiment inspirés sont illuminés et ils ne peuvent demeurer dans les ténèbres.
Ce que tu dis peut venir du pur-esprit ou de l'ego, à ton choix.
Si ce que tu dis vient du pur-esprit, tu as choisi d'« être calme et de connaître que je suis Dieu». Ces mots sont inspirés parce qu'ils reflètent la connaissance. Si ce que tu dis vient de l'ego, tu désavoues la connaissance au lieu de l'affirmer, et ainsi tu te dés-inspires. Ne t'embarque pas dans d'inutiles voyages, parce qu'ils sont certes vains. L'ego les souhaite peut-être, mais le pur- esprit ne peut pas s'y embarquer parce qu'il est à jamais indésireux de quitter son Fondement.
Le voyage à la croix devrait être le dernier «voyage inutile».
Ne t'y attarde pas, mais écarte-le comme chose accomplie. Si tu peux l'accepter comme étant ton propre dernier voyage inutile, tu es libre aussi de te joindre à ma résurrection. Jusqu'à ce que tu le fasses, ta vie est certes gaspillée. Elle reproduit simplement la séparation, la perte de pouvoir, les futiles tentatives de l'ego pour faire réparation, et finalement la crucifixion du corps, ou la
mort. De telles répétitions sont interminables jusqu'à ce qu'elles soient volontairement abandonnées. Ne fais pas l'erreur pathétique de te «cramponner à la bonne vieille croix». Le seul message de la crucifixion, c'est que tu peux vaincre la croix. D'ici là, tu es libre de te crucifier toi-même aussi souvent que tu choisis de le faire. Ce n'est pas cet évangile que j'avais l'intention de t'offrir. Nous avons un autre voyage à entreprendre, et ces leçons
t'aideront à t'y préparer si tu les lis attentivement.

I. Juste enseignement et juste apprentissage

Un bon enseignant clarifie ses propres idées et les renforce en les enseignant. Enseignant et élève sont pareils dans le processus d'apprentissage. Ils sont dans le même ordre d'apprentissage, et à moins de partager leurs leçons, la conviction manquera.
Un bon enseignant doit croire aux idées qu'il enseigne, mais il doit aussi satisfaire à une autre condition : il doit croire aux étudiants à qui il offre ces idées.
Nombreux sont ceux qui montent la garde auprès de leurs idées parce qu'ils veulent protéger leurs systèmes de pensée tels qu'ils sont, et parce qu'apprendre signifie changer. Le changement est toujours apeurant pour les séparés, parce qu'ils ne peuvent concevoir que c'est un pas menant à la guérison de la séparation. Ils le perçoivent toujours comme un pas vers une plus grande séparation, parce que la séparation a été leur première
expérience de changement. Tu crois que si tu ne laisses entrer aucun changement dans ton ego, tu trouveras la paix. Cette profonde confusion n'est possible que si tu maintiens que le même système de pensée peut reposer sur deux fondements. Rien de l'ego ne peut atteindre le pur-esprit, et rien du pur-esprit ne peut atteindre l'ego. Le pur-esprit ne peut ni renforcer l'ego ni réduire le conflit en lui. L'ego est une contradiction. Ton soi et le Soi de Dieu sont en opposition. Ils sont opposés par leur source, par leur direction et par leur résultat. Ils sont fondamentalement inconciliables, parce que le pur-esprit ne peut pas percevoir et l'ego ne peut pas connaître. Ils ne sont donc pas en communication et jamais ils ne peuvent être en communication. Néanmoins, l'ego peut apprendre, même si son faiseur peut être mal guidé.
Toutefois, il ne peut pas faire le totalement sans vie de ce qui a reçu la vie.
Le pur-esprit n'a pas besoin d'être enseigné, mais l'ego doit l'être.
En définitive, l'enseignement est perçu comme effrayant parce qu'il conduit à l'abandon, et non à la destruction, de l'ego à la lumière du pur-esprit. C'est ce changement que l'ego doit craindre, parce qu'il ne partage pas ma charité. Ma leçon était comme la tienne, et c'est parce que je l'ai apprise que je peux l'enseigner.
Je n'attaquerai jamais ton ego, mais j'essaie de t'enseigner comment son système de pensée a surgi. Quand je te rappelle ta vraie création, ton ego ne peut répondre que par la peur.
Enseigner et apprendre sont maintenant tes plus grandes forces, parce qu'elles te permettent de changer d'esprit et d'aider les autres à faire de même. Refuser de changer d'esprit ne prouvera pas que la séparation ne s'est pas produite. Le rêveur qui doute de la réalité de son rêve tout en continuant de rêver ne guérit pas vraiment son esprit divisé. Tu rêves d'un ego séparé et tu crois en un monde qui repose sur lui. Cela est très réel pour toi. Tu
ne peux pas défaire cela en ne changeant pas d'esprit là-dessus.
Si tu es désireux de renoncer au rôle de gardien de ton système de pensée et de m'en ouvrir l'accès, je le corrigerai avec beaucoup de douceur et te ramènerai à Dieu.
Tout bon enseignant espère donner à ses étudiants tellement de ce qu'il a lui-même appris qu'un jour ils n'auront plus besoin de lui. Voilà le seul but véritable de l'enseignant. Il est impossible d'en convaincre l'ego, parce que cela va à l'encontre de toutes ses propres lois. Mais rappelle-toi que les lois sont montées pour protéger la continuité du système dans lequel croit le législateur.
Il est naturel que l'ego essaie de se protéger une fois que tu l'as fait, mais il n'est pas naturel pour toi de vouloir obéir à ses lois à moins que tu y croies. À cause de la nature de son origine, l'ego ne peut pas faire ce choix. À cause de la nature de la tienne, tu le peux.
Les ego peuvent se heurter en toute circonstance, mais le pur- esprit ne peut pas du tout heurter. Si tu perçois un enseignant comme étant simplement «un plus gros ego», tu auras peur, parce que grossir un ego reviendrait à augmenter l'anxiété au sujet de la séparation. J'enseignerai avec toi et je vivrai avec toi si tu veux penser avec moi, mais mon but sera toujours de t'ab-
soudre finalement du besoin d'avoir un enseignant. C'est l'opposé du but visé par l'enseignant axé sur l'ego. Il se préoccupe de l'effet que son ego a sur les autres ego, et il interprète donc leur interaction comme un moyen de préservation de l'ego. Je ne serais pas capable de me dévouer à l'enseignement si je croyais cela, et tu ne seras pas un enseignant dévoué aussi longtemps que tu le croiras. Je suis constamment perçu comme un enseignant
qu'il faut soit exalter soit rejeter, mais je n'accepte pour moi-même ni l'une ni l'autre de ces perceptions.
Ta valeur n'est pas établie en enseignant ni en apprenant. Ta valeur est établie par Dieu. Aussi longtemps que tu contestes cela, tout ce que tu fais te fera peur, en particulier toute situation qui se prête à la croyance en la supériorité et l'infériorité. Les enseignants doivent être patients et répéter leurs leçons jusqu'à ce qu'elles soient apprises. Je suis prêt à le faire, parce que je n'ai pas le droit de fixer pour toi les limites de ton apprentissage.
Encore une fois — aucune de tes actions, rien de ce que tu penses, souhaites ou fais n'est nécessaire pour établir ta valeur. Ce point n'est pas discutable sauf dans le délire. Ton ego n'est jamais en jeu parce que Dieu ne l'a pas créé. Ton pur-esprit n'est jamais en jeu parce qu'il l'a créé. Toute confusion sur ce point est délirante, et aucune forme de dévouement n'est possible tant que dure ce délire.
L'ego essaie d'exploiter toute situation pour en tirer des formes de louange à son égard pour vaincre ses doutes. Il continuera à douter tant que tu croiras en son existence. Toi qui l'as fait, tu ne peux pas avoir confiance en lui, parce que tu te rends compte dans ton esprit juste qu'il n'est pas réel. La seule solution saine n'est pas d'essayer de changer la réalité, ce qui est certes une tentative effrayante, mais de l'accepter telle qu'elle est. Tu fais partie de la réalité, qui reste inchangée au-delà de la portée de ton ego, mais qui est facilement à la portée du pur-esprit. Quand tu as peur, sois calme et connais que Dieu est réel, et que tu es Son Fils bien-aimé qui a toute Sa faveur. Ne laisse pas ton ego contester cela, parce que l'ego ne peut pas connaître ce qui est bien au-delà de sa portée comme tu l'es.
Dieu n'est pas l'auteur de la peur. C'est toi. Tu as choisi de créer autrement que Lui; par conséquent, tu as fait la peur pour toi-même. Tu n'es pas en paix parce que tu ne remplis pas ta fonction. Dieu t'a donné une fonction très élevée que tu n'assumes pas. Ton ego a choisi d'avoir peur au lieu de l'assumer.
Quand tu te réveilleras, tu n'arriveras pas à comprendre cela, parce que c'est littéralement incroyable. Ne crois pas l'incroyable maintenant. Toute tentative pour augmenter sa crédibilité ne fait que retarder l'inévitable. Le mot «inévitable » effraie l'ego mais réjouit le pur-esprit. Dieu est inévitable, et tu ne peux pas plus L'éviter qu'il ne peut t'éviter.
La joie du pur-esprit effraie l'ego, parce qu'après en avoir fait l'expérience, tu lui retireras toute protection et tu n'auras plus aucun investissement dans la peur. Ton investissement est grand maintenant parce que la peur est un témoin de la séparation et ton ego se réjouit quand tu en témoignes. Laisse-le derrière toi !
Ne l'écoute pas et ne le préserve pas. Écoute seulement Dieu, Qui est aussi incapable de tromperie que l'est le pur-esprit qu'il a créé. Délivre-toi et délivre les autres. Ne leur présente pas une image fausse et indigne de toi, et n'accepte pas toi-même une telle image d'eux.
L'ego t'a bâti une piteuse demeure qui n'offre aucun abri,
parce qu'il ne peut bâtir autrement. N'essaie pas de faire tenir cette maison délabrée. Sa faiblesse est ta force. Dieu seul pouvait faire une demeure qui est digne de Ses créations, qui ont choisi de la laisser vide par leur propre dépossession. Or Sa demeure tiendra toujours, prête pour toi quand tu choisiras d'y entrer. De cela tu peux être entièrement certain. Dieu est aussi incapable de créer le périssable que l'ego de faire l'éternel.
De par ton ego tu ne peux rien faire pour te sauver ou pour sauver les autres, mais de par ton pur-esprit tu peux tout faire pour ton salut et pour le leur. L'humilité est une leçon pour l'ego et non pour le pur-esprit. Le pur-esprit est au-delà de l'humilité, parce qu'il reconnaît son rayonnement et répand partout sa lumière avec joie. Les doux hériteront la terre parce que leur ego est humble, et cela leur donne une perception plus vraie.
Au Royaume des Cieux a droit le pur-esprit, dont la beauté et la dignité sont bien au-delà du doute, au-delà de la perception, et restent à jamais la marque de l'Amour de Dieu pour Ses créations, qui sont entièrement clignes de Lui et de Lui seul. Rien d'autre n'est suffisamment digne d'être un don pour une création de
Dieu Lui-même.
Je me substituerai à ton ego si tu le souhaites, mais jamais à ton pur-esprit. Un père peut laisser un enfant en toute sécurité avec un frère aîné qui s'est montré responsable, mais cela n'entraîne aucune confusion quant à l'origine de l'enfant. Le frère peut protéger le corps de l'enfant ainsi que son ego, mais il ne se confond pas lui-même avec le père parce qu'il fait cela. Tu peux me confier ton corps et ton ego seulement parce que cela te permet de ne pas t'en préoccuper et me laisse, moi, t'enseigner qu'ils n'ont pas d'importance. Je ne pourrais pas comprendre l'importance qu'ils ont pour toi si je n'avais pas moi-même jadis été tenté de croire en eux. Entreprenons d'apprendre ensemble cette leçon afin d'en être libres ensemble. J'ai besoin d'enseignants dévoués qui partagent mon but de guérir l'esprit. Le pur-esprit est bien au-delà du besoin de ta protection ou de la mienne. Souviens- toi de ceci :
En ce monde tu n'as pas besoin de tribulations parce que j'ai vaincu le monde. C'est pourquoi tu devrais prendre courage. p82



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MessageSujet: Re: Cours en miracles   Lun 20 Déc - 19:01

II L'ego et la fausse autonomie

Il est raisonnable de demander comment l'esprit a jamais pu faire l'ego. De fait, c'est la meilleure question que tu puisses poser. Rien ne sert, toutefois, de répondre par rapport au passé parce que le passé n'a pas d'importance, et l'histoire n'existerait pas si les mêmes erreurs n'étaient pas répétées dans le présent.

La pensée abstraite s'applique à la connaissance parce que la connaissance est complètement impersonnelle, et les exemples importent peu pour sa compréhension. La perception, toutefois, est toujours spécifique, et par conséquent tout à fait concrète.
Chacun se fait un ego, ou un soi, qui est sujet à d'énormes variations à cause de son instabilité. Il fait aussi un ego pour tous les autres qu'il perçoit, qui est tout aussi variable. Leur interaction est un processus qui les altère tous les deux, parce qu'ils n'ont pas été faits par ou avec l'Inaltérable. Il est important de se rendre compte que cette altération peut se produire, et de fait se produit tout aussi facilement quand l'interaction a lieu dans l'esprit que lorsqu'elle comporte une proximité physique. Le fait de penser à un autre ego change la perception relative d'une manière aussi effective que l'interaction physique. Il ne saurait y avoir meilleur exemple pour montrer que l'ego est une simple idée et non un fait.

Ton propre état d'esprit est un bon exemple de la façon dont l'ego a été fait. Quand tu as jeté la connaissance, c'est comme si tu ne l'avais jamais Elle. Cela est tellement apparent qu'il suffit de le reconnaître pour voir que cela arrive. Si cela se produit dans le présent, pourquoi est-il surprenant que cela se soit produit dans le passé ? La surprise est une réaction raisonnable à l'inhabituel, bien qu'elle ne le soit guère à quelque chose qui se produit avec une telle persistance. Mais n'oublie pas que l'esprit n'a pas besoin d'opérer de cette façon, même si c'est ainsi qu'il opère maintenant.

Pense à l'amour des animaux pour leurs petits et au besoin qu'ils ont de les protéger. C'est qu'ils les considèrent comme une partie d'eux-mêmes. Nul ne rejette quelque chose qu'il considère comme une partie de soi. Tu réagis à ton ego beaucoup comme Dieu réagit à Ses créations : avec amour, protection et charité.

Tes réactions envers le soi que tu as fait ne sont pas surprenantes.
De fait, elles ressemblent à maints égards à celles que tu auras un jour envers tes créations réelles, qui sont aussi intemporelles que toi. La question n'est pas de savoir comment tu réagis à l'ego, mais qu'est-ce que tu crois être. Croire est une fonction de l'ego; or tant que ton origine est affaire de croyance, tu la considères du point de vue de l'ego. Quand l'enseignement ne sera plus nécessaire, tu connaîtras simplement Dieu. Croire qu'il y
a une autre façon de percevoir, voilà l'idée la plus élevée dont soit capable la pensée de l'ego. C'est qu'elle contient un soupçon de re-connaissance de ce que l'ego n'est pas le Soi.
Le sapement du système de pensée de l'ego doit être perçu comme douloureux, bien que ce ne soit pas vrai du tout. Les bébés hurlent de rage si on leur enlève un couteau ou une paire de ciseaux, malgré qu'ils puissent très bien se blesser si on ne le fait pas. En ce sens tu es encore un bébé. Tu n'as aucun sens de réelle auto-préservation, et il se peut très bien que tu décides que
tu as besoin précisément de ce qui te blesserait le plus.
Or, que tu le reconnaisses ou non maintenant, tu as consenti à coopérer dans l'effort pour devenir à la fois incapable de nuire et capable d'aider, deux attributs qui doivent aller de pair. Même à cet égard tes attitudes sont nécessairement conflictuelles, parce que toutes les attitudes sont basées sur l'ego. Cela ne durera pas. Sois patient un moment et souviens-toi que l'issue est aussi certaine que Dieu.
Seuls ceux qui ont un réel et durable sentiment d'abondance peuvent être véritablement charitables. Cela est évident quand tu considères ce que cela comporte. Pour l'ego, donner quoi que ce soit implique qu'il faudra que tu t'en passes. Quand tu associes donner à sacrifier, tu donnes uniquement parce que tu crois que d'une manière ou d'une autre tu y gagnes au change et peux
donc te passer de la chose que tu donnes. «Donner pour obtenir» est une loi inéluctable de l'ego, qui s'évalue toujours par rapport à d'autres ego. Par conséquent il est continuellement préoccupé par la croyance dans le manque qui l'a engendré. Toute sa perception de la réalité des autres ego n'est qu'une tentative pour se
convaincre lui-même qu'il est réel. L'«estime de soi» comme l'ego l'entend signifie simplement que l'ego s'est illusionné au point d'accepter sa réalité, ce qui le rend temporairement moins vorace.
Cette «estime de soi» est toujours vulnérable au stress, terme qui réfère à toute menace perçue contre l'existence de l'ego.
L'ego vit littéralement de comparaisons. L'égalité est au-delà de sa portée, et la charité devient impossible. Ce que l'ego donne ne vient jamais de l'abondance, parce qu'il a été fait pour en être un substitut. C'est pourquoi le concept d'« obtention » a surgi dans le système de pensée de l'ego. Les appétits sont des mécanismes d'« obtention » représentant le besoin qu'a l'ego d'être confirmé. Cela est aussi vrai des appétits du corps que des prétendus «besoins supérieurs de l'ego». Les appétits du corps n'ont pas une origine physique. L'ego considère le corps comme sa demeure et tente de se satisfaire par le corps. Mais l'idée que cela est possible est une décision de l'esprit, lequel est devenu complètement confus sur ce qui est réellement possible.
L'ego croit qu'il est complètement seul avec lui-même, ce
qui est simplement une autre façon de décrire comment il pense avoir commencé. C'est un état tellement effrayant qu'il ne peut que se tourner vers d'autres ego et tenter de s'unir à eux dans un faible effort d'identification, ou les attaquer dans une aussi faible démonstration de force. Il n'est pas libre, toutefois, de mettre en question la prémisse, parce que la prémisse est son fondement.
L'ego est la croyance de l'esprit d'être complètement seul avec lui-même. Les incessantes tentatives de l'ego pour se faire reconnaître par le pur-esprit et ainsi établir sa propre existence sont inutiles. Le pur-esprit en sa connaissance est inconscient de l'ego.
Il ne l'attaque pas; il ne peut simplement pas le concevoir. Bien que l'ego soit pareillement inconscient du pur-esprit, il se perçoit lui-même comme étant rejeté par quelque chose de plus grand que lui. C'est pourquoi l'estime de soi comme l'ego l'entend doit être délirante. Les créations de Dieu ne créent pas des mythes, même si l'effort créateur peut se tourner vers la mythologie. Il ne peut le faire, toutefois, qu'à une seule condition : ce qu'il fait cesse alors d'être créateur. Les mythes sont entièrement perceptuels, et ils sont si ambigus dans leurs formes, et si typiquement bon-et-mauvais par nature, que le plus bienveillant d'entre eux n'est pas sans avoir des connotations effrayantes.
Mythes et magie sont étroitement associés, puisque les mythes se rapportent généralement aux origines de l'ego, et la magie aux pouvoirs que l'ego s'attribue. Les systèmes mythologiques comportent généralement quelque récit de « la création », qu'ils associent à leur forme particulière de magie. La prétendue « lutte pour la survie » n'est que la lutte de l'ego pour se préserver lui-même, et c'est son interprétation de son propre commencement. D'habitude ce commencement est associé à la naissance physique, parce qu'il est difficile de soutenir que l'ego existait avant ce point dans le temps. Ceux qui sont plus «religieusement » axés sur l'ego croient peut-être que l'âme existait avant et qu'elle continuera d'exister après un laps temporaire dans la vie de l'ego. Certains croient même que l'âme sera punie
à cause de ce laps. Toutefois, le salut ne s'applique pas au pur-esprit, qui n'est pas en danger et n'a pas besoin d'être sauvé.
Le salut n'est rien de plus que la «justesse d'esprit», qui n'est pas l'Unité d'esprit du Saint-Esprit mais qui doit d'abord être atteinte pour que l'Unité d'esprit soit rétablie. La justesse d'esprit mène automatiquement à l'étape suivante, parce que la perception juste est uniformément sans attaque et la fausseté d'esprit est donc oblitérée. L'ego ne peut pas survivre sans jugement; en
conséquence, il est mis de côté. L'esprit n'a plus alors qu'une direction dans laquelle aller. Cette direction lui vient toujours automatiquement, parce qu'elle ne peut être dictée que par le système de pensée auquel il adhère.
On ne saurait trop insister sur le fait que la correction de la perception n'est qu'un expédient temporaire. Elle est nécessaire uniquement parce que la malperception bloque la connaissance, tandis que la perception exacte est un tremplin vers elle. Toute la valeur de la perception juste réside dans l'inévitable prise de conscience que toute perception est non nécessaire. Cela enlève le blocage entièrement.
Tu te demandes peut-être comment cela est possible tant que tu sembles vivre dans ce monde. C'est une question raisonnable. Prends soin toutefois de la comprendre vraiment. Qui est ce « toi » qui vis dans ce monde ? Le pur-esprit est immortel, et l'immortalité est un état constant. Il est aussi vrai maintenant qu'il l'a toujours été et le sera toujours, parce qu'il n'implique aucun changement. Ce n'est pas un continuum et il n'est pas possible non plus de le comprendre en le comparant à un opposé. La connaissance ne comporte jamais de comparaisons. C'est la principale différence par rapport à tout le reste que l'esprit peut saisir. P85

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MessageSujet: Re: Cours en miracles   Lun 20 Déc - 19:15

III. L'amour sans conflit

Il est difficile de comprendre ce que signifie réellement : «Le Royaume des Cieux est en toi. » C'est parce que ce n'est pas compréhensible pour l'ego, qui l'interprète comme si quelque chose d'extérieur était à l'intérieur, et cela ne signifie rien. Le mot «en» n'est pas nécessaire. Le Royaume des Cieux est toi. Qu'est-ce d'autre que toi que le Créateur a créé, et qu'est-ce d'autre que toi qui est Son Royaume? Voilà tout le message de l'Expiation; un
message qui dans sa totalité transcende la somme de ses parties.
Toi aussi, tu as un Royaume que ton pur-esprit a créé. Il n'a pas cessé de créer à cause des illusions de l'ego. Tes créations ne sont pas plus sans père que tu ne l'es. Ton ego et ton pur-esprit ne seront jamais co-créateurs, mais ton pur-esprit et ton Créateur le seront toujours. Aie confiance en ce que tes créations sont autant en sécurité que tu l'es.
Le Royaume est parfaitement uni et parfaitement protégé, et l'ego ne prévaudra point contre lui. Amen.
Cela est écrit sous forme de prière parce qu'elle est utile dans les moments de tentation. C'est une déclaration d'indépendance.
Tu verras qu'elle t'aidera beaucoup si tu la comprends pleinement. La raison pour laquelle tu as besoin de mon aide, c'est que tu as nié ton propre Guide et tu as donc besoin d'être guidé. Mon rôle est de séparer le vrai du faux, de sorte que la vérité puisse briser les barrières que l'ego a montées et puisse luire dans ton esprit. Contre nos forces unifiées l'ego ne saurait prévaloir.
Il est sûrement apparent maintenant pourquoi l'ego considère le pur-esprit comme son «ennemi». L'ego a surgi de la séparation, et la continuation de son existence dépend de la continuation de ta croyance dans la séparation. L'ego doit t'offrir une sorte de récompense pour maintenir cette croyance. Tout ce qu'il peut
offrir est un sentiment d'existence temporaire, qui commence avec son propre commencement et finit avec sa propre fin. Il te dit que cette vie est ton existence parce que c'est la sienne.
Contre ce sentiment d'existence temporaire le pur-esprit t'offre la connaissance de la permanence et de l'être inébranlable. Nul qui a fait l'expérience de cette révélation ne peut plus jamais pleinement croire à l'ego par la suite. Comment sa maigre offrande pourrait-elle prévaloir contre le don glorieux de Dieu ?
Toi qui t'identifies à ton ego, tu ne peux pas croire que Dieu t'aime. Tu n'aimes pas ce que tu as fait, et ce que tu as fait ne t'aime pas. Étant fait du déni du Père, l'ego n'a aucune allégeance envers son faiseur. À cause de ta haine contre le soi que tu as fait, tu ne peux pas concevoir la relation réelle qui existe entre Dieu et Ses créations. Tu projettes sur l'ego la décision de te séparer,
et cela est en conflit avec l'amour que tu ressens pour l'ego parce que tu l'as fait. Il n'est pas d'amour en ce monde sans cette ambivalence, et puisqu'aucun ego n'a fait l'expérience d'un amour sans ambivalence, le concept dépasse son entendement. L'amour entrera immédiatement dans tout esprit qui le veut véritablement, mais il faut qu'il le veuille véritablement. Cela signifie qu'il le veut sans ambivalence, et cette sorte de vouloir est entièrement dépourvue de la «soif d'obtenir» de l'ego.
Il est une sorte d'expérience si différente de tout ce que l'ego peut offrir que tu ne voudras plus jamais ni la couvrir ni la cacher.
Il est nécessaire de répéter que ta croyance en les ténèbres et la cacherie est la raison pour laquelle la lumière ne peut pas entrer.
La Bible fait de nombreuses références aux dons incommensurables qui sont pour toi, mais que tu dois demander. Cela n'est pas une condition comme l'ego pose des conditions. C'est la condition glorieuse de ce que tu es.
Nulle force, sinon ta propre volonté, n'est assez grande ni
assez digne pour te guider. En cela tu es aussi libre que Dieu, et tu dois le rester à jamais. Demandons au Père en mon nom que tu gardes à l'esprit Son Amour pour toi et le tien pour Lui.
Il n'a jamais manqué de répondre à cette requête, parce que tu demandes seulement ce qui était déjà Sa volonté. Ceux qui appellent véritablement obtiennent toujours une réponse. Tu n'auras pas d'autres dieux devant Lui parce qu'il n'y en a pas.
Il ne t'est jamais réellement venu à l'esprit d'abandonner chaque idée que tu aies jamais Elle qui s'oppose à la connaissance. Tu retiens des milliers de petites bribes de peur qui empêchent le Saint d'entrer. La lumière ne peut pas pénétrer les murs que tu as faits pour la bloquer, et elle est à jamais indésireuse de détruire ce que tu as fait. Personne ne peut voir à travers un mur, mais je peux le contourner. Surveille ton esprit pour déceler les bribes
de peur, sinon tu seras incapable de me demander de le faire. Je peux t'aider uniquement comme notre Père nous a créés. Je vais t'aimer et t'honorer et continuer de respecter complètement ce que tu as fait, mais je ne le soutiendrai pas à moins que ce ne soit vrai. Je ne t'abandonnerai jamais, pas plus que Dieu ne le fera, mais je dois attendre aussi longtemps que tu choisis de t'abandonner toi-même. Parce que j'attends avec amour et non avec impatience, tu me demanderas sûrement véritablement. Je viendrai en réponse à un seul appel sans équivoque. Surveille attentivement et vois ce que tu demandes réellement.
Sois très honnête avec toi-même sur ce point, car nous ne devons rien nous cacher l'un à l'autre. Si tu essaies réellement de faire cela, tu as fait le premier pas pour préparer ton esprit afin que le Saint puisse y entrer. Nous nous préparerons ensemble pour cela, car une fois qu'il est venu, tu es prêt à m'aider à rendre d'autres esprits prêts pour Lui. Combien de temps Lui nieras-tu Son Royaume ?

Dans ton propre esprit, quoique niée par l'ego, se trouve la déclaration de ta délivrance. Dieu t'a tout donné. Ce seul fait signifie que l'ego n'existe pas, et cela lui fait terriblement peur. Dans le langage de l'ego, « avoir» et « être » sont différents, mais ils sont identiques pour le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit connaît qu'à la fois tu as tout et tu es tout. Toute distinction à cet égard n'a de
signification que si l'idée d'« obtenir», qui implique un manque, a déjà été acceptée. C'est pourquoi nous ne faisons aucune distinction entre avoir le Royaume de Dieu et être le Royaume de Dieu.
L'être calme du Royaume de Dieu, qui est parfaitement conscient dans ton esprit sain, est cruellement banni de la partie de l'esprit que gouverne l'ego. L'ego est désespéré parce qu'il s'oppose à des forces littéralement invincibles, que tu sois endormi ou éveillé. Considère toute la vigilance que tu as été désireux d'exercer pour protéger ton ego, et le peu que tu as mis pour protéger ton esprit juste. Qui, sauf les insanes, entreprendrait de croire ce qui n'est pas vrai, puis de protéger cette croyance au prix de la vérité ?
p88

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« Toute vérité franchit trois étapes. D'abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle rencontre une vive opposition avant d’être acceptée comme une évidence. » Arthur Schopenhauer

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