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Les sujets sont divers, variés et reliés aux sources des textes.
Chacun doit pouvoir apporter sa pierre à l’édifice et trouver ce qui le motive
et le guide sainement dans la vie.

Le partage avec tous, permet de mieux nous comprendre,
mieux nous accepter, mieux nous respecter, mieux nous aimer.

Nous faisons évoluer notre champ de conscience, et celui de l’humanité
en étant dans le coeur.

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 contes philosophiques

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mamichaël
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mamichaël

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MessageSujet: contes philosophiques   Mer 1 Déc - 1:08


carotte oeuf ou grain de café ?


Une jeune femme va chez sa mère et lui dit que sa vie est tellement difficile qu’elle ne sait pas si elle peut continuer. Elle veut abandonner, elle est fatiguée de se battre tout le temps.

Il semble qu’aussitôt qu’un problème est réglé, un autre apparaît.

Sa mère l’amena dans la cuisine. Elle remplit trois chaudrons d’eau et les place chacun sur la cuisinière à feu élevé. Bientôt, l’eau commence à bouillir.

Dans le premier chaudron, elle place des carottes, dans le deuxième, elle met des oeufs et dans le troisième, elle met des grains de café moulus.

Elle les laisse bouillir sur le feu sans dire un mot.

Après 20 minutes, elle retourne à la cuisinière. Elle sort les carottes et les place dans un bol.
Elle sort les oeufs et les place dans un bol.
Puis, elle verse le café dans une carafe.

Se tournant vers sa fille, elle dit : « Dis-moi, que vois-tu? »

« Des carottes, des oeufs et du café », répondit sa fille.

La femme l’amena plus près et lui demanda de toucher les carottes.
La fille leur toucha et nota qu’elles étaient toutes molles et souples.

La mère lui demanda alors de prendre un oeuf et de le briser.
La fille enleva la coquille d’un oeuf et observa qu’il était cuit dur.

Finalement, la mère lui demande de goûter au café.
La fille sourit comme elle goûtait son arôme riche.

La fille demanda alors, « Qu’est-ce que ça veut dire maman? »

Sa mère lui expliqua que chaque objet avait fait face à la même eau bouillante, mais que chacun avait réagit différemment.

La carotte y est entrée forte, dure et solide. Mais après être passée dans l’eau bouillante, elle a ramolli et est devenue faible.

L’oeuf était fragile avec l’intérieur fluide. Mais après
être passé dans l’eau bouillante, son intérieur est devenu dur.

Quant aux grains de café, eux, ont réagi de façon unique.

Après avoir été dans l’eau bouillante, ils ont changé l’eau.

« Lequel es-tu? », demanda la mère à sa fille. « Lorsque l’adversité frappe à ta porte, comment réponds-tu? Es-tu une carotte, un oeuf ou un grain de café? »

Penses-y?

Suis-je la carotte qui semble forte, mais qui dans la douleur et l’adversité devient molle et perd sa force?

Suis-je un oeuf qui commence avec un coeur malléable, mais change avec les problèmes? Ai-je un esprit fluide qui devient dur et inflexible dans la douleur?
Est-ce que ma coquille ne change pas, mais mon intérieur devient encore plus dur?

Ou suis-je comme un grain de café? Le grain change l’eau, il change la source de sa douleur. Lorsque l’eau devient chaude, il relâche sa fragrance et sa saveur.

Si tu es comme un grain de café, tu deviens meilleure et change la situation autour de toi lorsque les choses en sont à leur pire.

Comment faites-vous face à l’adversité? Comme une carotte, un oeuf ou un grain de café?

_________________
« Toute vérité franchit trois étapes. D'abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle rencontre une vive opposition avant d’être acceptée comme une évidence. » Arthur Schopenhauer

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MessageSujet: Re: contes philosophiques   Mar 14 Déc - 17:51

L' âne au fond du puits

Un jour, l' âne d' un fermier est tombé dans un puits.
L' animal gémissait pitoyablement pendant des heures,
et le fermier se demandait quoi faire. Finalement, il
a décidé que l' animal était vieux et le puits devait
disparaître de toute façon, ce n' était pas rentable
pour lui de récupérer l' âne.

Il a invité tous ses voisins à venir et à l' aider.
Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à
enterrer l' âne dans le puits.

Au début, l' âne a réalisé ce qui se produisait et se
mit à crier terriblement.
Puis à la stupéfaction de chacun, il s' est tu.

Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement
regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce
qu' il a vu.

Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui,
l' âne faisait quelque chose de stupéfiant. Il se
secouait pour enlever la terre de son dos et montait
dessus.

Pendant que les voisins du fermier continuaient à
pelleter sur l' animal, il se secouait et montait dessus.

Bientôt, chacun a été stupéfié que l' âne soit hors du
puits et se mit à trotter !
-----------------
La vie va essayer de t' engloutir de toutes sortes
d' ordures. Le truc pour se sortir du trou est de se
secouer pour avancer.

Chacun de tes ennuis est une pierre qui permet de
progresser. Nous pouvons sortir des puits les plus
profonds en n' arrêtant jamais. Il ne faut jamais
abandonner !

Secoue-toi et fonce !

Rappelle-toi, les cinq règles simples ! À ne jamais oublier, surtout
dans les moments les plus sombres.
Pour être heureux / heureuse :

1. Libère ton coeur de la haine.
2. Libère ton esprit des inquiétudes.
3. Vis simplement...
4. Donne plus.
5. Attends moins.

Merci d' être là...

_________________
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MessageSujet: Re: contes philosophiques   Lun 21 Fév - 20:02


Un homme d'affaires prospère de plus en plus vieux savais qu'il était temps de choisir un successeur pour reprendre l'entreprise. Au lieu de choisir l'un de ses Administrateur ou de ses enfants, il a décidé autre chose.
Il a appelé tous les jeunes cadres dans son entreprise ensemble et leur a dit:
"Il est temps pour moi de démissionner et de choisir le prochain directeur général. J'ai décidé de choisir l'un de vous.
"Les jeunes cadres ont été choqués, mais le patron a continué.
" Je vais donner à chacun d'entre vous aujourd'hui un plan très spécial . Je veux que vous plantiez la graine, que vous l'arrosiez et que vous reveniez dans un an avec la plante issue de la graine que je vous ai donné.
Je vais juger de la qualité des plantes que vous apportez, et choisirai le prochain directeur général en fonction du résultat de votre culture. "

Jim a reçu ce jour-là, comme les autres, une semence. Il rentra chez lui et tout excité, raconta l'histoire à sa femme. Elle l'a aidé, lui trouva un pot, la terre et le compost et il a planté la graine. Chaque jour, il l'arrosait
et regardait pour voir si elle avait grandi.
Après environ trois semaines, certains des autres dirigeants ont commencé à parler de leurs graines et de leur plante qui commençaient à croître.

Jim continuait à entretenir sa graine mais les semaines passaient et rien ne poussait : 3, 4, 5 semaines ont passé, toujours rien.
Au même moment d'autres parlaient de leur plante qui évoluait, mais Jim n'avait rien et il ressentait l'échec. 6 mois toujours rien dans le pot de Jim. Il comprit qu'il avait tué sa semence.
Tout le monde avait des arbres et des plantes de grande taille, mais il n'avait rien. Jim n'a rien dit à ses collègues, bien qu'il ne cessait d'arroser et la fertiliser sa terre pour que sa graine croisse.

Un an a passé et finalement tous les jeunes cadres de l'entreprise ont apporté leurs plantes au chef de la direction.

Jim dit à sa femme qu'il n'allait pas à prendre un pot vide. Mais elle lui a demandé d'être honnête. Jim était malade, son estomac le brûlait, c'était le moment le plus embarrassant de sa vie, mais il savait que son épouse avait raison. Il a pris son pot vide à la salle du conseil.
Lorsque Jim est arrivé, il a été surpris par la variété des plantes cultivées par les autres cadres. Elles étaient belles, de toutes formes et tailles.
Jim mit son pot vide sur le plancher et plusieurs de ses collègues se mit à rire, d'autres furent désolés pour lui.

Lorsque le chef de la direction est arrivé, il a arpenté la salle et a salué ses jeunes cadres.
Jim cherchait à se cacher .
" Comme vous avez de belles plantes, qui ont grandi ", a déclaré le chef de la direction." Aujourd'hui, un de vous sera nommé le chef de la direction prochaine!
"Tout d'un coup, le PDG Jim repéré à l'arrière de la pièce avec son pot vide. Il a ordonné au directeur financier de l'amener devant. Jim était terrifié. Il pensa: «Le chef de la direction sait que je suis en échec! Peut-être qu'il me fera viré!
"Lorsque Jim fut à l'avant, le chef de la direction lui a demandé
ce qui était arrivé à sa graine - Jim lui raconta l'histoire.

Le chef de la direction a demandé à tous de s'asseoir, sauf à Jim. Il regarda Jim, puis annonça aux jeunes dirigeants, «Voici votre prochain chef de direction Jim!
"Jim pouvais pas y croire. Comment pourrait-il être le nouveau directeur général?"
le chef de la direction a déclaré: «Il ya 1 an aujourd'hui, j'ai donné à tout le monde dans cette salle une graine. Je vous ai dit de prendre les
semences, de les planter de les arroser et de les ramener aujourd'hui.
Mais je vous ai donné à tous des graines cuites, mortes , qui ne pouvaient p grandir.
Tous sauf Jim, m'ont apporté des arbres et des plantes et des fleurs. Lorsque vous constaté que les semences ne se développent pas, vous substitué une autre semence . Jim a été le seul à avoir le courage et l'honnêteté de m'apporter un pot avec ma semence . Par conséquent, il est le nouveau chef de la direction! "

* Si vous plantez avec honnêteté, vous récolterez la confiance
* Si vous avez la bonté de plantes, vous récolterez des amis
* Si vous avez l'humilité de plantes, vous récolterez la grandeur
* Si vous cultivez avec persévérance, vous récolterez le contentement
* Si vous plantez, aérez la terre et arrosez votre plante, vous récolterez le succès
* Si vous cultivez le pardon, vous récolterez la réconciliation

Donc, attention à ce que l'on plante aujourd'hui, il permettra de déterminer ce que vous récolterez plus tard.

Sauvez la Terre .... c'est votre seule planète

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MessageSujet: Re: contes philosophiques   Lun 4 Juil - 14:50

Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l’envoya auprès d’un Vieux Sage.

- Éclaire-moi sur le Chemin de la Vie, demanda le Prince.
- Mes paroles s’évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras trois portes. Lis les préceptes inscrits sur chacune d’elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t’en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t’en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi.

Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea sur le Chemin de la Vie. Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire:
“Change le Monde.”
C’était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d’autres ne me conviennent pas.
Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l’ivresse du conquérant, mais pas l’apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses, mais beaucoup d’autres lui résistèrent.

Bien des années passèrent. Un jour, il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda:
– Qu’as-tu appris sur le chemin ?
- J’ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m’échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n’en dépend pas.
- C’est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise. Et il disparut.

Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire:
Change les Autres.
- C’était bien là mon intention, pensa-t-il . Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d’amertume et de frustration. Et il s’insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat. Bien des années passèrent.

Un jour, alors qu’il méditait sur l’inutilité de ses tentatives de vouloir changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda:
- Qu’as-tu appris sur le chemin ?
- J’ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n’en sont que le révélateur ou l’occasion. C’est en moi que prennent racine toutes ces choses.
- Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu’ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Sois reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t’enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir.

Et le Vieil Homme disparut. Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots:
Change-toi toi-même.”
Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c’est bien ce qui me reste à faire, se dit-il. Et il entama son troisième combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal.
Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda:
- Qu’as-tu appris sur le chemin ?
- J’ai appris, répondit le Prince, qu’il y a en nous des choses qu’on peut améliorer, d’autres qui nous résistent et qu’on n’arrive pas à briser.
- C’est bien, dit le Sage.
- Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de me battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J’ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise.
- C’est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d’aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru. Et il disparut.

Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la troisième porte et s’aperçut qu’elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait:
Accepte-toi toi-même.”
Le Prince s’étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu’il avait franchi la porte la première fois, dans l’autre sens.
- Quand on combat, on devient aveugle se dit-il.
Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu’il avait rejeté et combattu en lui: ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s’aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer.
Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda:
- Qu’as-tu appris sur le chemin ?
- J’ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c’est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J’ai appris à m’accepter moi- même, totalement, inconditionnellement.
- C’est bien, dit le Vieil Homme, c’est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la troisième porte.

À peine arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut:
Accepte les Autres.”
Tout autour de lui il reconnut les personnes qu’il avait côtoyées dans sa vie. Celles qu’il avait aimées et celles qu’il avait détestées. Celles qu’il avait soutenues et celles qu’il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l’avait tellement gêné et contre quoi il s’était battu.
Il rencontra à nouveau le Vieux Sage.
– Qu’as-tu appris sur le chemin ? demanda ce dernier.
- J’ai appris, répondit le Prince, qu’en étant en accord avec moi-même, je n’avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d’eux. J’ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement.
- C’est bien, dit le Vieux Sage. C’est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.

Arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut:
Accepte le Monde.“
Curieux, se dit-il, que je n’aie pas vu cette inscription la première fois. Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu’il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l’éclat et la beauté de toute chose. Par leur Perfection. C’était pourtant le même monde qu’autrefois. Était-ce le monde qui avait changé ou son regard ?
Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda:
– Qu’as-tu appris sur le chemin ?
- J’ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n’est ni triste ni gai. Il est là, il existe, c’est tout. Ce n’était pas le monde qui me troublait, mais l’idée que je m’en faisais. J’ai appris à l’accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement.
- C’est la troisième Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi- même, avec les autres et avec le Monde.

Un profond sentiment de Paix, de Sérénité, de Plénitude envahit le Prince. Le Silence l’habita.
- Tu es prêt, maintenant, à franchir le Dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du Silence de la Plénitude à la Plénitude du Silence.
Et le Vieil Homme disparut.
Charles Brulhart Décembre 1995
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MessageSujet: contes philosophiques   Lun 4 Juil - 19:03

Isis,

C'est très juste conte ca parle beaucoup de ce que nous voyons pas en nous !

merci Isis pour ce conte

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Isis
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MessageSujet: Re: contes philosophiques   Mar 9 Aoû - 1:50

Un vieux moine était assis sur le bord de la route,
les yeux fermés, les jambes croisées, les mains posées sur les genoux.
Il restait assis là, méditant profondément.

Soudain, son zazen fut interrompu par la voix rauque et revendicatrice d’un chevalier.

- « Vieil homme! Dis-moi à quoi ressemblent le paradis et l’enfer

Sur le coup, le moine n’eut pas la moindre réaction.

Mais peu à peu, il ouvrit les yeux,

releva imperceptiblement les commissures de ses lèvres,

comme pour sourire, tandis que le chevalier restait planté là,

impatient, de plus en plus agité.



- « Tu désires connaître les secrets du paradis et de l’enfer? »

demanda finalement le moine.

« Toi, avec ton allure négligée, avec tes bottes et tes vêtements couverts de boue.

Avec tes cheveux ébouriffés, avec ta mauvaise haleine, avec ton épée rouillée et tordue.

Toi qui est laid et dont la mère t’habille si drôlement,

tu oses me demander de te parler du paradis et de l’enfer? »



Le chevalier jura vilainement.

Il sortit son épée et la souleva au-dessus de sa tête.

Son visage devint cramoisi et les veines de son cou se gonflèrent tandis

qu’il s’apprêtait à couper la tête du moine.

- « Cela, c’est l’enfer »,

lui dit doucement le vieux moine, juste au moment où l’épée commençait à redescendre.



Le chevalier resta bouche bée de stupéfaction, de respect, de compassion et d’amour devant cet homme aimable

qui avait risqué rien de moins que sa vie, pour lui prodiguer cet enseignement.

Il arrêta son épée à mi-chemin et ses yeux se remplirent de larmes de gratitude.

- « Et cela, c’est le paradis! », conclut le moine…
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MessageSujet: Re: contes philosophiques   Sam 27 Aoû - 14:44

Un homme était l’ennemi du Soleil. Il détestait sa lumineuse et brûlante, en permanence au-dessus de lui, quoi qu’il fasse. Il détestait le Soleil à cause de la lumière crue du jour, à cause de la chaleur, de tous les contrastes, ombres et lumières, qu’il projetait sur la terre et autour de lui. Il avait l’impression que le Soleil lui volait quelque chose.
Il n’aimait que les ténèbres et la fraîcheur de l’ombre. Il ne regardait jamais le Soleil car, lorsqu’il essayait, celui-ci l’aveuglait.

Le Soleil était pour lui, son ennemi.

Un jour, l'ennemi du soleil creusa un trou dans la terre pour se protéger de lui. Sa peau, qui avait commencé à noircir, redevint à nouveau blanche et le contraste des ombres cessa de l’agresser.

Lorsqu’il fut à l’intérieur de son trou, il réalisa que le Soleil continuait à l’inonder de sa lumière et le trou de ténèbres qu’il avait voulu creuser était finalement plus lumineux que la terre sur laquelle il marchait jusque-là.

Il s’enfonça alors plus profondément. Il creusa un puits et une galerie. Là, il parvint enfin à s'isoler totalement du Soleil.

Il vécut ainsi des années dans ce trou, à méditer dans la solitude et la fraîcheur d’une ombre jamais défiée par le Soleil et la lumière.

Au-dessus, sur la terre, les hommes cultivaient, se chauffaient avec le Soleil. Le soleil était leur ami, leur allié, leur bon protecteur. Ils savaient maîtriser ses ardeurs. Ils le connaissaient à toutes les saisons. Le Soleil prodiguait ses bienfaits, sauf pour cet homme qui s'était soustrait de ses bienfaits et en vint, peu à peu, à mourir dans sa galerie. Lorsqu’il fut mort, on n’eut pas besoin de creuser sa tombe déjà toute prête…

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